Mardi 27 janvier 2009

A l’occasion du nouvel an berbère l'association Amitié franco berbère organise un grand spectacle avec : - MALIKA DOMRANE - ALI IDEFLAWEN

Le dimanche 15 février 2009 à 15 heures à la salle chante loup 1,

Avenue de Nonneville 93600 Aulnay sous bois

CONTACT: 06 66 47 78 69

Programmation: 
2009 fév 15 15:00 ville: 
Aulnay sous bois
lieu: 
15 février 2009 - 15h


Par Damia - Publié dans : Actualité
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Lundi 26 janvier 2009

Vivant en région parisienne où elle est née un certain 21 juin 1985, Nabila Dali opte plutôt pour la chanson kabyle. En tant que choriste, elle a eu l’occasion d’explorer divers genres musicaux qui l’ont enrichie à tous égards, tels que le r’n’b, pop rock, la soul … Elle est plusieurs fois montée sur scène et a participé à des émissions télévisées en compagnie d’artistes célèbres, à l’image de Corneille et Louise Bourgoin. Cette belle voix que les téléspectateurs algériens ont découverte à la télé, travaille actuellement d’arrache-pied sur son premier album. Elle nous en parle dans cette interview qu’elle nous a accordée.  

Que devient Nabila Dali ?

Et bien, je vis toujours en région parisienne. J’allais entrer en 3ème année d’anglais mais j’ai décidé de mettre mes études de coté pour donner une chance à ma passion pour la musique et enfin mener à bien ce projet de faire un album en kabyle. Je me suis inscrite aux cours de musique andalouse et je monte sur scène dès que je le peux, ça me rend très heureuse !

Justement, à propos de cet album, pourriez-vous nous en parler davantage ?

Je commence en effet à travailler sérieusement sur mes premiers titres. C’est un travail long et difficile mais j’ai la chance d’être aidée par Kamel Hamadi, grand parolier et grand homme de la chanson algérienne que je connais depuis que j’ai 16 ans. Je rêvais de travailler avec lui et le moment est arrivé. C’est vraiment un honneur, ça me donne envie de me donner à 1000%.

Ecrivez-vous vous-même vos chansons ?

Effectivement, j'écris et compose mes propres chansons depuis des années. Concernant les chansons qui seront sur mon album, j'essaie de m'entourer d'autres artistes.

Qu’est-ce que vous gardez de bon de votre participation à Elhane Wa Chabab 2007 ?

Elle est merveilleuse et restera gravée en moi jusqu’à la fin de mes jours. Elle m’a fait énormément grandir d’un point de vue artistique et humain. En fait, j’ai toujours chanté en kabyle mais je n’avais pas assez de connaissances de la chanson algérienne en général. En vivant 4 mois à Alger, j’ai appris plus de choses sur les différents styles, répertoires, sur nos artistes. Sur le plan humain, j’ai fait des rencontres magnifiques, celles d’artistes plus talentueux les uns que les autres qui sont devenus des amis.

Quel commentaire pourriez-vous faire de l’édition actuelle de cette émission ?

Lorsque nous avons participé à cette émission, nous ne savions pas vraiment comment les choses allaient se dérouler. La production voulait vraiment que cette émission soit à l’image des stars académies tout en gardant certains aspects de l’ancienne émission. C’était une première en Algérie, c’est ce qui a donné du piment à ce projet. Avec les autres candidats, on formait une équipe, une famille, et puis on a vécu ensemble bien avant l’école, pendant les castings.

Cette année, les candidats ont déjà l’avantage d’avoir eu un premier aperçu du déroulement de l’émission donc ils sont à l’aise et c’est vraiment bien. L’évolution est notable, il commence à y avoir la présence d’artistes occidentaux. On peut revoir certains profs de l’an passé et également l’ancien candidat Houari qui anime les quotidiennes, ça me fait plaisir de voir qu’il atteint ses objectifs car c’est un bon comédien. Cela dit, il y a peu de chansons kabyles et c’est bien dommage car ça empêche certains candidats de prouver leurs capacités dans le répertoire qui leur correspond.

Quelle est la chanson que vous aimez le plus interpréter ?

J’aime les chansons à texte et j’ai adoré chanter « Afalku » de Matoub, même si c’était à capella. C’est une chanson qui me bouleverse, elle raconte l’histoire d’un soldat qui trouve la mort pendant la guerre.

Avec quel chanteur célèbre souhaiteriez-vous chanter en duo ?

Chanter avec Idir serait un grand rêve.

Pourquoi ?

Parce que non seulement c’est un artiste complet, mais c’est aussi une figure emblématique pour tous les algériens. Il a réussi à promouvoir la chanson kabyle partout dans le monde et à lui donner tout le respect qu’elle mérite.

Merci Nabila.

C’est moi qui vous remercie. Un grand coucou à toute l'Algérie. Mes voeux les meilleurs pour 2009!  

 

Interview réalisée par Karim KHERBOUCHE
Les Nouvelles Confidences

Par Damia - Publié dans : Parole aux artistes !
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Samedi 3 janvier 2009

Steven Soderbergh est prêt pour la sortie de Che, un film qu'il prépare depuis longtemps et qui s'intéressera au destin du révolutionnaire Che Guevara. Du fait de la complexité de l'histoire, ce projet a été divisé en deux films distincts, qu'il a tourné l'un après l'autre : Che l'argentin (sortie le 7 janvier 09) et Che : guerilla (sortie le 28 janvier 09).

Dans le premier opus, le réalisateur s'est concentré sur l'explication du contexte politique et notamment la rencontre entre Fidel Castro et Che Guevara. Le second opus nous racontre son ascension en tant que symbole universel d'héroïsme et d'idéalisme.

Par Damia - Publié dans : Actualité - Communauté : peace hope unity
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Mardi 30 décembre 2008

Michèle Gilles est une artiste peintre aquarelliste professionnelle en France. Elle estautodidacte. Elle est également une infatigable militante qui lutte sur tous les fronts pour plusieurs causes justes et nobles.

Elle est née en Provence dans une péniche amarrée sur les berges d'un fleuve, à la Penne sur Huveaune, dans les Alpes-Maritimes. Son enfance fut difficile. Elle ne connut pas son père et sa mère se donna la mort par pendaison. Placée dans une famille de Chartres, sa vie fut un cauchemar, de jour comme de nuit : elle était la proie facile des aînés de la famille et, pour échapper à leurs assiduités, elle allait souvent se réfugier dans le poulailler. Ensuite, elle connut les brimades et le désespoir dans un pensionnat de jeunes filles. Après son Certificat d'Etudes Primaires, elle intégra le monde du travail à 15 ans, puis se maria. Mille métiers, mille misères.

Malgré toutes ces difficultés, Michèle demeure toujours souriante et amoureuse de la vie. Fluide, vraie, généreuse, rebelle et entière, Michèle ne laisse point de place à la routine et au désespoir dans sa vie. Lutter, faire du sport, s’occuper de sa famille et de sa fille adoptive d’origine algérienne, peindre, organiser des soirées, préparer ses expos, répondre à ses emails et lettres à temps,… sont autant d’activités qu’elle effectue au quotidien et elle arbore toujours ce joli sourire contagieux à toutes les personnes qu’elle rencontre dans sa ville, à Lannion, en Bretagne.  

Elle a accepté avec plaisir de répondre aux questions de LNC. Elle nous parle de ses passions, de ses combats pour les causes humanitaires, de l’Algérie où elle vécut pendant plusieurs années … Ecoutons-la.   

 

Michèle Gilles, vous êtes une artiste peintre aquarelliste, qu'est-ce que c'est au fait ?

Je travaille avec l'eau, je laisse fuser les pigments dans l'eau et je travaille énormément les détails des sujets que je réalise. Des heures de travail et de patience pour des résultats toujours inespérés. Je peins toute la nature, tout ce qui est beau et me touche.

 

Outre les expositions que vous organisez habituellement,  y a-t-il un projet spécifique que vous entreprenez de réaliser à court terme ? 

Oui, bien sûr. Il s’agit de la réalisation d'une fresque dans un hôpital ; tout le service pédiatrique rénové que je dois illustrer sur les murs blancs pour les enfants malades.

 

Vous êtes aussi militante des sans papiers. Que faites-vous pour aider ces étrangers en situation irrégulière et dans quel cadre ?

Je fais partie du collectif des sans papiers de Lannion en Bretagne. Je lutte pour que des hommes, des femmes qui s'aiment puissent s'unir et vivre en paix en France. Pour que des enfants retrouvent leur père exilé dans son pays alors que la maman et les enfants sont ici à espérer ce papa qui vit seul au pays. Je lutte pour que la terre soit une et unique sans frontières parce que Dieu -je crois que Dieu est le même pour tous, Dieu est Dieu et unique quel que soit le nom que les hommes lui donne- et Dieu a voulu cette terre simple, bonne et nourricière pour tous et non pour les riches, les nantis et ceux qui croient que la terre leur appartient parce qu'ils ont la chance d'être nés du bon coté dans un pays riche et prospère.

Je lutte parce que j'aime les gens, tous les gens, les femmes mes sœurs et les peuples et que chacun mérite le meilleur de la vie.

Je crois que tout le monde a le droit de vivre, de circuler, de penser, de s'exprimer et d'être respecté qu'il soit riche ou pauvre, blanc ou noir, petit ou grand, homme, femme ou enfant…

 

Vous avez vécu pendant plusieurs années en Algérie, quels souvenirs gardez-vous de cette période-là ?

J’ai en effet vécu en permanence en Algérie du mois de juin 1974 jusqu'au début de l'année 1978, à Vieux-Kouba dans une maison dont le propriétaire et sa famille nombreuse étaient originaires de Kabylie. Vers la fin de l’an 1978, je suis partie définitivement en pleurant dans l'avion qui me ramenait en France.

Des souvenirs de ce beau et bon pays, j’en ai plein la tête. Au départ, j'ai eu du mal à m'habituer aux pénuries de l’époque concernant l'alimentation, je venais d'un pays où les magasins regorgent de victuailles de tous les pays et là, je faisais des files d'attente incroyables pour deux kilogrammes de pommes de terre ! (rire)

J'ai appris à parler arabe très vite pour être au milieu du peuple, comprendre, partager tout, c'était important.

J'ai aimé mes ami(e)s, mes relations diverses et variées et un homme aussi...

 

Est-ce que vous êtes revenus en Algérie depuis ?

Oui, mais peu de temps et toujours avec autant de plaisir.

 

Aujourd’hui, souhaitez-vous revisiter notre pays et y exposer tes œuvres ?

Oui, je vais revenir, c'est certain et peut-être très vite puisque j'ai des propositions sérieuses.

Mais il n'est pas simple aujourd'hui de circuler entre la France et l'Algérie, j'aimais quand je pouvais sur un coup de coeur aller du jour au lendemain retrouver mes ami(e)s juste quelques jours pour le bonheur de se revoir et de passer un bon moment.

 

Vous avez aussi été chanteuse ?

Pas chanteuse, mais j'ai fait "la voix" pour accompagner des chanteurs italiens, par hasard pour remplacer une personne absente et par jeu ensuite car c'était très agréable.

 

Vous avez connu plusieurs personnalités de renom et surtout des chanteurs et hommes politiques, pourriez-vous nous en citer quelques-uns ?

Je suis socialiste et à ce titre j'ai côtoyé beaucoup d'hommes et de femmes aujourd'hui  connus du monde entier. Mais je ne tiens pas forcément à faire référence à cela car c'est naturel chez nous de se rencontrer, d'échanger, sans pour autant se prévaloir de quoi que ce soit. J'admire et j'aime Michel Rocard, Ségolène Royal et bien d'autres personnalités.

Je connais beaucoup de chanteurs et chanteuses mais également beaucoup d'artistes puisque je le suis moi-même, c'est naturel et pas forcément une référence. J'ai également rencontré des artistes algériens connus aujourd'hui. Mais je ne m'autorise pas à les citer sans demander leur avis. Je les aime, je les écoute, c'est bon de les avoir connus.

 

On retrouve sur votre site officiel des cartes virtuelles dans plusieurs langues, dont le tamazight et l'arabe, qu'est-ce qui vous a motivée à le faire ?

Je suis une inconditionnelle des peuples berbère et arabe, j'ai un amour, un profond respect pour ces pays, ces peuples, ces traditions et cette belle culture qui doit vivre et survivre au delà de tout. 

 

Un mot pour conclure ?

Je ne suis pas née en Algérie, mais l'Algérie est aussi mon pays juste parce que je l'aime, que j'aime son peuple, mes ami(e)s et que j'aimerais pouvoir y aller, circuler, vivre aussi librement qu'en France parce que je ne fais pas de différence entre nos pays.

J'ai adopté une enfant qui est de ce pays, je l'ai adoptée en France mais elle porte tous les gènes, toute cette beauté qui vient de ce beau pays. Elle danse des danses orientales, chante et aime ce beau pays que je lui enseigne et où je vais la conduire un jour prochain pour qu'elle découvre ses racines.

En gros, je vous aime pour ce que vous êtes, tel que vous êtes et vous avez apporté dans ma vie le soleil et le bonheur.

                                                                  Entretien réalisé par Karim KHERBOUCHE

                                                                  Les Nouvelles Confidences

Par Damia - Publié dans : Parole aux artistes ! - Communauté : peace hope unity
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Dimanche 23 novembre 2008
La cause de la disparition tragique de Meksa, l’artiste kabyle au succès posthume époustouflant, survenue le 30 octobre 1988, à Créteil en banlieue parisienne, demeure des plus obscures et la version officielle qui l’assimile à un banal accident de la route ne convainc personne, surtout pas les membres de sa famille qui l’ont contestée illico. « Il y a des indices qui prouvent que la disparition d’Abdelkader Meksa est bel et bien préméditée », déclarait à l’époque son frère.

Ce n’est pas seulement la famille de Meksa qui récuse cette version, mais nombre d’observateurs expliquent qu’il s’agit d’un assassinat camouflé et c’est en grosso modo le « verdict de l’enquête populaire ». Une enquête minutieuse doit par conséquent être menée sans tabous pour faire toute la lumière sur la mort d’un artiste qui a eu le tort d’être fier de ses origines et de les défendre farouchement.

Meksa devait sans doute faire l’objet d’intimidations et peut-être de menaces racistes. « Je souhaite vivement retourner dans mon pays natal pour en finir avec l’humiliation raciale », répondait Meksa en 1983 à une question d’un journaliste.

Rappelons que Abdelkader Meksa est né le 04 juin 1954, à Mira, commune de Fréha (Tizi-Ouzou). Il quitte avec sa famille son village, à l’âge de six ans pour s’installer à Blida, ensuite à Bologhine (Alger) avant de s’installer en France. Dans une musique "moderne" le distinguant et épousant parfaitement les beaux textes, souvent puisés du riche patrimoine littéraire oral kabyle (dictons, contes, coutumes, etc.), ajouté à sa belle voix, Meksa nous emmène vers des espaces magiques. Ses Chansons : « Loundja », « Zelgoum », « Anzar », « Asif », « Timecret », et j’en passe, demeureront éternelles même si l’auteur a quitté le monde des vivants à la fleur de l’âge. Le succès de ces œuvres venu un peu tard s’explique sans doute par la modestie de Meksa qui n’a pas cherché après les tapages médiatiques. L’artiste repose dans le cimetière de son village à côté de sa mère.

                                                                               Karim Kherbouche

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