Mercredi 15 octobre 2008

La ravissante Anissa Mahouache est élue première dauphine de Miss Flandre le 27 septembre dernier à Saint-Pol-sur-Mer (France). Quinze jeunes filles étaient en lice et le titre de Miss est décroché par Eméné Nyame (miss Vallée de la Lys 2007) qui représentera la Flandre à la prochaine élection de miss France qui se déroulera le 6 décembre au Puy-du-Fou. Forte de son expérience, la candidate d’origine algérienne Annisa a affirmé d’ores et déjà qu’elle sera en lice en 2009 puisque son statut de dauphine le lui permet. Elle sera accompagnée de miss Roubaix 2008, Marine Planckaert.

Il faut dire que la concurrence entre Eméné et Anissa était farouche tant les deux candidates ont fait forte impression sur le jury et les spectateurs. Le suspens a duré jusqu’à l’annonce des résultats finaux et Anissa est passée tout près de la consécration. Elle garde tout de même le sourire et félicite Eméné ainsi que les autres dauphines : Céline Bourdelle (deuxième dauphine, miss Equihen-Plage 2008), Isabelle Bouin (troisième dauphine, miss Dunkerque 2007) et Aline Bourgeois (quatrième dauphine, miss Vallée de la Deûle 2008).

Soulignons que Anissa a été accompagnée de son nombreux fan-club et des élus municipaux de Roubaix. Elle a fêté son écharpe de première dauphine avec ses amis et sa famille, notamment sa maman, Tassadit, qui a toujours été son premier soutien.   

Enfin rappelons que Anissa Mahouache a été déjà élue Miss Roubaix 2007 et quatrième dauphine de miss Flandre 2007 (Lire LNC N°401). Bonne chance à notre candidate aux prochaines échéances !

Karim KHERBOUCHE

Par Damia - Publié dans : Actualité
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Mardi 30 septembre 2008

Slimane Azem, ce géant de la chanson kabyle de tout le temps, ne cesse d’être évoqué aussi dans son pays qu’en France, terre de son exil.
Cette fois-ci, c’est au tour de la ville de Longwy où il est arrivé en 1937 et a travaillé et vécu pendant plusieurs années. C’est la date de son anniversaire –le 20 septembre- qui a été choisie pour l’inauguration de l’esplanade qui porte le nom de ce chanteur poète pour marquer son « précieux » passage dans cette ville située dans le nord de la France, en Lorraine. A cette date Dda Slimane aurait eu 90 ans.
A cette occasion, un podium et une sonorisation ont été mis à la disposition d’artistes confirmés nationaux et internationaux pour rendre hommage à l’artiste décédé en exil, cet exil qui l’a banni comme il le disait dans l’une des ses immortelles chansons. L’événement s’est déroulé en présence de la chaîne d’expression berbère BRTV pour immortaliser ses instants et les faire partager aux personnes ne pouvant commémorer en direct.
Soulignons au passage qu’en plus des publications déjà éditées en français et en berbère et consacrées à Slimane Azem, un ouvrage en langue arabe intitulé « Slimane Azem, le poète » de Youssef Nacib est publié récemment,  il contient entre autres une étude biographique et une analyse des poèmes de Dda Slimane.
Enfin, rappelons que Slimane Azem a fait ses adieux à la chanson en 1982 à l’Olympia à Paris. II s’est éteint le 28 janvier 1983 à Moissac (France) des suites d’un cancer.
                                                                                                  Karim Kherbouche

Hommage à Slimane Azem
Par Damia - Publié dans : Actualité
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Samedi 20 septembre 2008

Ait-Hamid nous revient avec un nouvel album. Tout en restant égal à lui-même, ce jeune chanteur à la voix tantôt fraîche et tantôt épicée, partage ses rêves, ses joies, ses gênes, dans une atmosphère joviale, entraînante, et parfois intimiste. Nous l’avons rencontré et il accepté de répondre à nos questions.

Ton nouvel album a fait un tabac en cette saison estivale, quel est ton sentiment ?
J’y ai mis tout mon cœur et je ne peux être que satisfait du résultat. Je suis resté moi-même dans ce 7ème album et le public aime la persévérance et la fidélité. Je traite de nouveaux thèmes mais je reste fidèle à ma « ligne » musicale. J’ai intégré quelques duos avec de nouvelles voix, l’un avec Chanez et l’autre avec Lynda, ce sont des dialogues qui mettent en évidence les problèmes actuels des jeunes.  
A vrai dire, je n’ai même pas le temps de savourer le succès de cet album puisque mon agenda durant la saison estivale est chargé (rire).

 L’une de tes nouvelles chansons traite des sortilèges, y crois-tu ?
Il n’y a pas l’ombre d’un doute, les sortilèges, ça existe et ça fait peur ! (rire) Il y a beaucoup de victimes qui prouvent leur existence.

En moyenne, combien de fêtes animes-tu durant la seule saison estivale ?
Plus de 60 fêtes de mariage et autres cérémonies heureuses. Même si la saison estivale reste la plus chargée pour moi, il n’en demeure pas moins que j’anime aussi beaucoup de spectacles pendant toute l’année, notamment en France pour notre communauté algérienne qui a soif de notre culture.  A partir du mois d’octobre, j’y retourne pour une nouvelle tournée.

Est-ce que tu as commencé ta carrière artistique en tant que chanteur d’ambiance ?
Non, au début je chantais le chaabi et l’oriental. J’ai des chansons inédites dans ce style. De nos jours, il est très difficile de trouver sa voie dans ce style-là. Comme j’étais moi-même disquaire à Boumerdes, Alger et un peu partout en Algérie, j’étais au courant des goûts musicaux du public, j’ai alors opté pour la chanson rythmée. En 2003, mon premier album a été un retentissant succès, c’est ainsi que ma voie a été tracée.

« Ait-Hamid », est-ce ton vrai nom ?
Non, mon prénom est Hamid, je lui ai ajouté « Ait » pour qu’il soit à consonance berbère !      

La nouvelle génération de chanteurs que tu incarnes suscite un débat dans la société, d’aucuns parlent du déclin de la chanson kabyle, qu’en penses-tu ?
En fait, ce sont en général les anciens chanteurs qui voient les choses sous cet angle. Je respecte leur avis mais je dois dire que nous ne faisons pas du n’importe quoi.
Pour preuve, l’année dernière, pour ne citer que cette année-là, parmi les 125 chanteurs kabyles qui ont mis sur le marché des albums « spécial fêtes »,  il n’y a que 5 ou 6 qui ont eu du succès. La concurrence est farouche, donc il faut un travail de qualité pour y avoir sa place. Le public demeure le seul juge et je lui fais confiance.

Voudrais-tu donner ton adresse email à nos lectrices et lecteurs ?
Bien sûr, ça me fait plaisir. (rire) C’est : aithamid@live.fr. 

Quel usage fais-tu d’Internet ?
Je regarde notamment les clips pour avoir des idées sur ce qui se fait par les autres chanteurs. En plus, j’ai toujours rêvé d’être acteur. Si les réalisateurs de films amazighs me sollicitent, j’accepterai avec plaisir.
Je retrouve aussi sur la toile des vidéos de mes spectacles à l’étranger filmés parfois avec un portable ! (rire) C’est très encourageant. Ce qui est dommage, c’est le fait qu’on peut télécharger gratuitement des chansons et c’est un facteur handicapant pour la promotion de la chanson algérienne. Sans citer la vente libre des CD gravés sur les trottoirs. Il faut qu’on réagisse avant que ce ne soit trop tard.

A propos justement du cinéma d’expression amazigh, puisque c’est d’actualité chez nous, quel est ton film préféré ?
« La colline oubliée » de Abderrahmane Bouguermouh, c’est un chef-d’œuvre. J’adore aussi les films de Assam Hamimi. Je suis de près l’actualité du cinéma amazigh.

Un acteur ou une actrice ?
Djamila Amzal, c’est le top.

Tu fumes trop Hamid (rire)…
Oui (rire) mais je vais l’arrêter. Je rêve de faire de la natation, c’est mon sport préféré.

Un coucou à tes fans avant de se quitter ?
Oui, à tous mes fans. Je ne lésinerai pas sur mes efforts pour essayer d’être à la hauteur de leurs attentes.     
                                          Entretien réalisé par Karim KHERBOUCHE         


Ait hamid "kfan wussanim"

Par Damia - Publié dans : Parole aux artistes !
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Lundi 15 septembre 2008

C’est une grande première dans la chanson kabyle, le chanteur de charme Cheb Abbes, de son vrai nom Touati Abbes, inclut une chanson raï en kabyle dans son dernier album. Le titre de cette belle chanson -dont il existe une version en arabe- est « D laâceq-im i yi-yesdaâfen » (Je suis rongé par ton amour).
Bien qu’il y ait déjà des tentatives de chanter le raï dans la langue de Si Mohand Oumhand, cette nouvelle expérience de Cheb Abbes est unique en son genre. Interprétée par un raïman, cette chanson a conservé tous les traits distinctifs d’une chanson raï. Il faut dire aussi que le texte est bien travaillé et les paroles parfaitement articulées, ce qui prouve que Abbes est aussi bon arabophone que berbérophone.      
Soulignons que cette chanson a eu beaucoup de succès auprès des mélomanes kabyles en cette saison de fêtes.
Enfin, l’on se demande si Cheb Abbes qui est né à Oran un certain 14 juin 1972, a l’intention de signer d’autres chansons en kabyle. En tout état de cause, on peut dire qu’il a réussi à être le pionnier du raï en kabyle, du vrai.   

Karim Kherbouche  

Par Damia Sekoura - Publié dans : Actualité
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Lundi 15 septembre 2008

Ancien footballeur dans l’équipe de sa commune et actuellement entraîneur de celle-ci, Kamel N’Ali reste aussi proche des jeunes par la chanson que par le sport. C’est sans doute ses débuts en tant que percussionniste qui l’ont orienté vers la chanson rythmée.  A l’instar des autres chanteurs de ce genre musical moderne, Kamel N’Ali cartonne. Pour en savoir plus sur lui, nous avons profité d’une fête qu’il a animée dans la wilaya de Béjaia, voici ce qu’il nous a dit en coulisses : 

 
Azul Kamel, qu’est-ce ça représente pour toi la fin des vacances d’été ?

Chacun rentre chez soi et beaucoup se séparent à la fin de l’été.  C’est un peu triste mais l’année passe vite et l’on se reverra bientôt. Quant à moi, c’est enfin un brin de repos après une saison de fêtes trop animée. Je me suis aussi régalé car j’adore faire danser (rire).  


Un mot sur ton  huitième album sorti récemment sur le marché…

Il contient 10 chansons de styles et rythmes variés afin de permettre à tout un chacun de retrouver son goût. J’ai opté pour un tel choix dans le but de satisfaire autant que faire se peut la demande de mes fans. 

 
Peut-on connaître la clé du succès dans ce domaine-là Kamel ?

En fait, il n’y a pas de recette magique. Je ne peux parler que de mon expérience personnelle. Moi, je m’adresse particulièrement à la jeunesse en chantant leurs rêves et des sujets de leur quotidien tout en les faisant danser. Danser sur des chansons qui nous rappellent des  problèmes de tous les jours, c’est l’équivalent de l’auto dérision en théâtre. Je vous cite en exemple,  le célibat qui est un vrai fléau. Dans la plupart des cas, on est célibataire pour des raisons économiques. Les autorités concernées doivent agir vite et il faut un vrai « plan Marshall » pour permettre aux jeunes de se marier (rire). Le dire dans une chanson, on danse parce qu’on se sent soulagé dans la mesure où on n’est pas seul dans son cas.   

 

Si on sortait l’un de tes albums dans les années 80, aurais-t-il le même succès qu’aujourd’hui ?

(Rire) Ah non ! Dans les années 80, à l’instar de la plupart des jeunes de ma génération, j’étais fan des Salah Sadaoui, Ait Menguellet, Matoub, Ait Meslayen, Slimane Azem, Chérif Hamani, Hamid El-Wagrani, et j’en passe, c’étaient tous des chanteurs à texte. Ah ! Les années 80 ! Le bon vieux temps !…

 

Est-ce que tu écoutes tes propres chansons ?   

Je n’aime pas franchement. A chaque fois que je les écoute, j’aimerais ajouter ou soustraire des choses et cela n’arrête pas. Autant ne pas les écouter pour éviter d’avoir des regrets.

 

Quels sont tes acteurs algériens préférés ?

Rouiched, l’Inspecteur Tahar, Athmane Ariouat, Sid Ahmed Agoumi, Sid Ali Kouiret… Ce sont des acteurs qui dans la plupart des cas n’avaient pas reçu de formation en cinéma mais qui étaient des génies qui ont honoré le cinéma algérien. Ils ont fait ça par amour à notre pays.

 

La plus belle femme parmi les plus connues ?

La chanteuse Karima.

 

Un dernier mot avant de se quitter ?

Un coucou à tout le monde, à mes fans et à tous les lecteurs et lectrices de LNC.  Je salue au passage  mon ami le chanteur Mohamed Dehak.

 

Propos recueillis par
Karim KHERBOUCHE

Par Damia Sekoura - Publié dans : Parole aux artistes !
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