Mardi 24 juin 2008 2 24 /06 /Juin /2008 12:47
Avec une dizaine d'albums à son actif, Abdelkader Bouhi s'impose comme l'un des chanteurs les plus appréciés à Béjaia. C'est même un phénomène qui marque cette ville depuis des années. Nous l'avons rencontré et il a bien voulu répondre à nos questions avec son habituel humour.

Vous êtes considéré comme le chanteur emblématique de la ville de Béjaia, souffrez-vous d'être cantonné dans ce créneau ?
Béjaia, Bgayet comme on l'appelle chez nous, est ma priorité. Certes, à une certaine époque, je n'étais pas assez médiatisé mais aujourd'hui, Dieu merci, ma popularité est grandissante.
En outre, je voudrais, à travers mes chansons, mettre en évidence tout ce qu'incarne notre ville de Béjaia : sa langue, sa beauté, la beauté de ses femmes, sa culture locale, etc.
Par ailleurs, un fait me révolte : nous connaissons la langue de tout le monde mais personne n'essaye de connaître la nôtre. C'est pourquoi je tiens à chanter purement et simplement dans notre variante kabyle de la ville de Bgayet.
Je pense aussi que cela est dû au fait que Béjaia soit une ville touristique, ce qui nous met au contact de beaucoup de gens et, partant, à de nombreuses langues.

Des projets à court pour les jours à venir ?
J'ai deux albums à éditer en septembre. J'ai repris des anciens titres que j'ai refaits avec une instrumentation moderne.

Certains vous comparent à Renaud, d'autres à Johnny Hallyday notamment pendant votre jeunesse…
La plupart des gens me comparent plutôt à Clint Eastwood ! (rire).
Je suis un chanteur populaire. Je fréquente sans distinction aucune les ministres, les poètes, les clochards et les charlatans.
 
Comment vous définissez-vous sur le plan musical ?
Je suis un chanteur sentimental et le flamenco est ma musique préférée. Le chaâbi s'est imposée aussi dans ma vie parce que j’ai été formé dans cette musique par un grand Cheikh qui s’appelle Mohamed N'Da Amara et qui est, malheureusement, devenu un malade mental aujourd'hui. Je lui rends visite de temps en temps, je lui souhaite une prompte guérison.

Comment avez-vous passé votre été ?
Je n'ai pas eu de vacances, j'ai passé mon été à amuser ceux qui sont en vacances (rire).

Y a-t-il un fossé entre votre vie d'artiste et celle de père de famille que vous êtes ?
Non, pas du tout. Dieu merci, j'ai une épouse que j'aime beaucoup et qui me comprend parfaitement. Nous nous sommes mariés par amour depuis notre jeunesse, elle est mon soutien indéfectible.
Sauf que, récemment, elle m'a fait la tête à cause d'une de mes chansons qu'elle ne voulait pas que j'édite (rire). Cette chanson traite du thème de la vie d'artiste chez nous. Le fait de présenter l'artiste comme un être malheureux et incompris n'était pas de son goût. Elle m'a même menacé de me quitter si jamais cette chanson sort sur le marché ! (rire). Elle a quand même eu gain de cause car je l'ai supprimée. Eh oui, ma femme avant tout !

Nous avons eu vent que vous étiez victime d'un accident de voiture, est-ce vrai ou une rumeur de plus sur vous ?
A propos de ces rumeurs justement, une fois j'ai même appris que j'étais mort (rire). Des gens étaient venus chez moi pour présenter leurs condoléances à ma famille.
 
Avez-vous un blog ou un site internet ?
Oui, j'ai découvert que des fans ont créé des espaces web pour moi mais je n'ai pas de site officiel.

Etes-vous supporter du MOB ou de la JSMB ?
Je supporte le club qui porte la lettre B, comme Béjaia, Bgayet !
 
Quels sont vos artistes préférés ?
Youcef Abedjaoui, Dahmane, Slimane Azem, El-Anka, Ezzahi, Akli Yahiaten, Hamidou, Noureddi Chelli. Ce dernier n'est pas un artiste connu mai je l'aime !
 
On peut dire que votre chanson "Anda-la-ts ?" est plus connue que vous, beaucoup d'artistes l'ont reprise, qu'en pensez-vous ?
Le seul chanteur qui a fait une belle reprise pour cette chanson est Zahir Abedjaoui.
 
Qu'avez-vous à dire en guise de mot de la fin ?
Merci à vous et à votre magazine pour cette interview.

Interview réalisée par Isabelle et Karim KHERBOUCHE
Les Nouvelles Confidences
Par Damia Sekoura - Publié dans : Interviews
Cliquer ici pour Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 24 juin 2008 2 24 /06 /Juin /2008 12:32

Dix ans après, tu n'es plus là, tu es parti. Tu ne reviendras point.
Le soleil ne se lève plus sur les montagnes et ne brille plus sur la kabylie.
De mon côté également, mon soleil a cessé de briller. La chaleur s'est rafraîchie. "tassaw turwed asemmid." J'ai froid en proie à l'effroi.
-Frère de langue et de coeur, ami d'enfance et d'école, camarade de route et de joute, compagnon de lutte et de combat.

-Depuis, le deuil gagne les coeurs et s'y installe. Les interrogations sont interminables.
Le silence est pesant, un silence de
mort, ta mort
, Matoub Lounes.
Dix ans après, la comédie continue, plutôt la tragédie dans laquelle a été mise en scène ta disparition, symbole de la démocratie et chantre de la chanson kabyle de la liberté.
Ta mort sonne le glas et nous annonce un changement, un grand vide en kabylie: ta voix éteinte a emporté avec elle l'élan que tu avais jusque là suscité par tes vifs messages d'espoir.
-Une voix s'éteint, un homme tombe, un militant meurt et l'artiste demeure à jamais.-
Matoub, je te croyais immortel, il me semble bien que tu le sois même après ta mort. Oui, tu vivras en immortel dans nos coeurs, dans nos mémoires et dans nos oreilles.
-Ta chanson vit et vivra encore.

-Dix ans après, je pleure ta mort, je regrette ton absence. Tu me manques.
Tu manques à ta famille, à tes fans et à ton peuple: tamurt est orpheline.
Artisan du mot, artiste du verbe, amateur du sens et animateur du contre sens, tu es le moteur et promoteur de la rhétorique à l'ancienne comme le faisaient les grands orateurs tribains dans la tradition kabyle et berbère.
Fierté et orgueil à Tamazgha, à la kabylie et à ton village qui t'a vu naître un jour, un jour du mois de janvier de l'année1956 et qui t'a vu mourir un autre jour, un jour du mois de juin de l'année 1998.
-Tu as grandi ta patrie, tu as brandi ta montagne et tu as honoré ton peuple.-
Tu trouveras dans ma missive, cette lettre posthume, toute ma gratitude pour tes actes que tu as posés et tes actions que tu as menées. Inscrite dans le déterminisme et le réalisme, ton oeuvre en témoigne au quotidien. Par le sceau indélébile de ton empreinte, tu as marqué le flux et le reflux des souvenirs dans la mémoire collective.
Tu en as fait, tu en as beaucoup fait, même si la mort t'a arraché à l'orée de la maturité.           Tu es né le 24 et tu es mort le 25: un jour de ta vie a été plus fertile que la vie stérile de tes bourreaux et de tes fossoyeurs.
Dix ans après, le mystère de ta mort est toujours là, il n'est pas élucidé, il a été même éludé par certains pour ne pas dire la vérité. Le terrain de ta mort est parsemé de cryptes et de zones d'ombre. L'affaire complexe, se complique encore plus, allant d'un secret de polichinelle à un secret d'état.
-Point de procès, point de jugement et point de verdict.

-Qui est l'auteur et qui est coupable de ton assassinat?
L'interrogation se poursuit...
Hier, je suivais ta logique et aujourd'hui je suis ton regard: il y a convergence au même point, au point de départ, au point mort, au point de ta mort. Tu sais donc les causes! Tu connais également les auteurs! Dis-moi! Dis-nous! Nous n'en savons rien, plutôt nous avons peur de savoir. Est-ce pour celà que tu ne veux pas dire?
Paix à ton âme, gloire à ton oeuvre. Tu es une légende. Tu passes à la postérité. Tu entres dans l'Histoire par la grande porte et en grandes pompes.
-J'ouvre le livre d'Histoire à la page qui t'est consacrée, écrite de ta propre main.
-Dix ans après, ton âme ne s'est pas apaisée et ma douleur ne s'est pas estompée. Tes criminels vivent à l'ombre de l'injustice. Je me pose des questions comme tant d'autres personnes à la recherche de la justice à propos de la mort du juste:
 Qui est le cerveau persécuté, qui a concocté et commandité l'ordre?
Qui est le bras amputé et imputé, qui a répercuté l'ordre?
Qui est la main rapporté, qui a exécuté l'ordre, l'ordre de tuer?
 Les criminels à la conscience noire, aux mains sales se démasqueront ils un jour?                                                                                
Continueront-ils à garder leur terrible secret?
Puisse ce secret les ronger jusqu'au dernier souffle et leur procurer d'affreuses tortures morales.
Il n'y aura pas de châtiment assez lourd pour eux. Ton ombre viendra poindre chaque nuit pour hanter leur sommeil: "d'anzaw ar awen-d isawlen."
Ce sera une maigre consolation pour moi.
-Pour ma part, je ne faiblis pas et n'abandonne pas, comme je n'oublie pas et ne pardonne pas.

-Ainsi, je poursuis dans ma quête et formule ma requête dans laquelle je demande solennellement à la Justice de passer pour faire toute la lumière sur l'assassinat du fidèle et loyal militant.
De là à l'au-delà, Matoub, tu es toujours là.

Salut l'artiste.
                                                        Paris Juin 2008 
                                                        Malika Domrane     
 
Voir aussi la vidéo de Mme veuve Nadia Matoub parle de son mari et son assassinat le 25 juin 1995.
                                                                  

Par Damia Sekoura - Publié dans : Matoub
Cliquer ici pour Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 22 juin 2008 7 22 /06 /Juin /2008 21:36

Par Damia Sekoura - Publié dans : Interviews
Cliquer ici pour Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 21 juin 2008 6 21 /06 /Juin /2008 21:25

L’association LES AMIS DE LA FONDATION LOUNES MATOUB vous convie à la commémoration du dixième anniversaire de l’assassinat du symbole des libertés et de la revendication identitaire AMAZIGH.
Le 25 juin 1998, Lounès fût assassiné en Kabylie pour des raisons évidentes mais dans des circonstances toujours pas élucidées aujourd’hui.
Le mercredi 25 juin 2008, nous vous donnons rendez-vous pour déposer des fleurs sur les lieus baptisés au nom du Chantre de l’Amazighité.
Les Mairies et leur municipalité se joignent à la Fondation Lounès MATOUB pour commémorer cette date et proposent le planning suivant :
25 juin - 13 h: Rue Lounès MATOUB à AUBERVILLIERS
(Métro 4 Chemins Aubervilliers puis bus 150/170/173/ - RER Stade de France 10 mn à pied ou bus 173, arrêt proche des Studios de Cinéma.
25 juin - 16 h: Maison de quartier Lounès MATOUB à MONTREUIL
Place de la République Métro Robespierre (ligne 9)
25 juin - 17 h30 : Rue Lounès MATOUB à PIERREFITTE
(RER D Pierrefitte-Stains puis bus 168 arrêt
25 juin 19 h : Esplanade Lounès MATOUB à BOBIGNY
Métro Bobigny Pablo Picasso (terminus ligne 5) puis prendre tramway en direction de Saint-Denis, 1er arrêt ou Bus 134/301
25 juin soirée : Cette journée se terminera à MONTREUIL, au local de l’association, pour une veillée avec les amis de la Fondation Lounès MATOUB.
Un espace bougie sera aménagé, apportez votre flamme pour cette veillée
Pour tous renseignements, une permanence sera à votre disposition
lundi 23 et mardi 24 juin 2008 de 8 heures à 20 heures au 06 07 66 07 77
Le samedi 28 juin 2008, de 20 h à minuit
Rassemblement Place de la République à PARIS
Diffusion en plein air de musique et projection grand écran d’archives vidéo sur Lounès MATOUB.
A la tombée de la nuit, nous éclairerons la Place de la République avec des milliers de bougies que vous trouverez sur place ou que vous apporterez avec vous.
Le 03 juillet 2008, à 11 h
Rendez-vous rue Lounès MATOUB, dans le 19ème ardt de PARIS
Venez nombreux pour soutenir cet événement avec Bertrand DELANOE, maire de PARIS. La plus belle capitale du monde, si chère à Lounès, lui rend un vibrant hommage en consacrant le nom d’une rue pour que sa mémoire ne soit jamais oubliée.
Pour ceux qui ne pourront pas s’y rendre à 11 heures
Nous leur donnons rendez-vous à 20 heures pour y déposer des fleurs et y allumer des bougies.

Les vidéos de Matoub Lounes:

Par Damia Sekoura - Publié dans : Matoub
Cliquer ici pour Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 20 juin 2008 5 20 /06 /Juin /2008 21:22

Adulé tout particulièrement par les jeunes qui se régalent avec ses chansons dans leur baladeurs, passant pour inconvenant aux yeux de certains gens, Oulahlou a créé un style unique sculpté autour de mélodies simples au parfum du terroir et de textes crus s’apparentant à un cri de révolte juvénile face à l’injustice de la bêtise humaine.  Dans cette interview, il nous parle de son nouvel album et de bien d’autres questions passionnantes.

Le thème de l’amour est plus fréquent dans votre nouvel album, est-ce révélateur de votre état d’esprit actuel ?
Ca ne peut pas révéler autre chose que ça ! (rire) Il y a en effet beaucoup de chansons d’amour et ça me plaît comme ça. Mais il y a aussi beaucoup d’autres titres qui traitent de thèmes divers.

Peut-on dire que c’est votre album le plus autobiographique ?
C’est difficile de me prononcer du tac au tac sur la question, mais je peux dire que la dernière expérience que j’ai vécue m’a fait parlé, quoi ! Je ne veux pas m’étaler là-dessus. 

 


Oulahlou Pouvoir assassin

Vous êtes délibérément provocateur, Oulahlou, ne craignez-vous pas de perdre un certain public ?
Provocateur, cela je l’assume complètement. Mais, ce n’est pas de la provocation gratuite ou méchante. C’est un besoin de se distinguer dans ce pays où l’unicité nous a toujours été imposée. Il y a par ailleurs un courant dans la société qui a envie de se distinguer mais on ne lui laisse aucune tribune pour l’exprimer. Dans le domaine de la chanson, à la télévision, à la radio ou dans la vie de tous les jours, il y a un ordre sclérosé.
La chanson c’est mon espace privé d’expression, je me permets de faire de petits écarts. Je chante pour tous ceux qui m’aiment et ceux qui se reconnaissent dans mes chansons. C’est le public qui me rassure.

 

Vous vous êtes produit un peu partout dans le monde, quelle est la ville et le public qui vous ont le plus marqué ?
Pour moi, le meilleur endroit du monde, c’est mon petit village de Kabylie. Je pense que mes chansons touchent beaucoup plus les jeunes qui vivent ici. J’avoue que mon meilleur public, ce sont les jeunes adolescents, voire les jeunes enfants. Ca me plait beaucoup dans la mesure où il n’y a pas de philosophie derrière ; ils aiment mes chansons parce que ça leur plait et c’est tout !

Dans chacun de vos albums justement, vous consacrez une chanson à votre enfance, n’est-ce pas une façon à vous de réveiller cet enfant qui est toujours en chacun de nous ?
Cet enfant est toujours là. Chasser le naturel, il revient au galop. Certes, on grandit sur le plan physique mais dans notre âme, on reste toujours ce qu’on est.

Avez-vous eu un rêve d’enfance que vous regrettez de ne pas réaliser ?
Non, je ne regrette absolument rien de ma vie. Pour l’instant, elle tourne merveilleusement bien. Je ne suis pas du genre à pleurnicher sur ma vie. Je la vis au jour le jour et c’est tout. En revanche, je suis un cérébral, j’ai beaucoup de projets que je ne peux pas tous réaliser, mais bon…

Oulahlou et la musique chaouie ?
C’est un style que j’aime beaucoup. J’ai composé quelques chansons dans ce genre musical. J’ai appris le chaoui grâce à des amis à la fac et puis j’ai visité la région. Ca m’arrive aussi d’écrire des chansons en chaoui. Dernièrement, j’ai également découvert la langue tamazight du Maroc, et franchement ça me booste grave ! L’identité amazighe est d’une dimension internationale. Se sentir nombreux, ça nous donne quand même du punch.   

Si vous étiez né à une autre époque, laquelle choisiriez-vous?
Le dix-neuvième siècle sans l’ombre d’un doute. Toute cette technologie n’existait pas, l’homme entretenait beaucoup de rapport avec la nature. Je me sens un Kabyle de ces années-là. 

Si vous étiez un artiste peintre, quel serait l’oiseau que vous désiriez peindre ?
Pour être franc, la peintre, ce n’est pas un truc qui me branche. Je suis séduit par la parade amoureuse des oiseaux et je les aime tous pendant cette période-là ! (rire)

Quels types de livres lisez-vous ?
Je suis branché histoire, philosophie et psychologie. Je suis très attiré par la culture grecque antique, son théâtre, ses fables, et j’en passe.

Des auteurs ?
Je suis frappé par l’esprit de Nietzsche, Freud, Einstein en tant philosophe, Jean-Jacques Rousseau, Montesquieu, et bien d’autres qui sont en fait des références mondiales.      

Vous êtes amputé d’un doigt à la main droite, est-ce que cela ne vous gène pas en jouant de la guitare ? Pourrait-on savoir comment cela est arrivé ?
Votre question me surprend tellement que je ne fais pas attention à ce détail ! (rire) Il n’y a que les autres qui le voient, moi je ne le vois pas. Cela s’est passé quand j’étais enfant, je m’en souviens très bien même si cela ne m’a pas forcément marqué. C’est une erreur médicale. Soigné par un infirmier qui n’avait pas assez de savoir médical et ça donne ce genre de résultats…

Un mot pour conclure ?
Un grand salut aux lecteurs et j’espère que je serai à la hauteur des attentes de mon public. Tout ce que recherche un artiste, c’est la reconnaissance du public. C’est mon échelle de valeur, ce n’est pas la réussite commerciale et ce n’est pas non plus les honneurs qui m’intéressent.
                                                 Entretien réalisé par Karim KHERBOUCHE 
                                                               Pour Les Nouvelles Confidences

Par Damia Sekoura - Publié dans : Interviews
Cliquer ici pour Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 20 juin 2008 5 20 /06 /Juin /2008 21:15

Mourad Guerbas est l’une des étoiles de la nouvelle génération de chanteurs kabyles. Une génération motivée notamment par le désir de se défouler et de faire part de leurs rêves de jeunesse. Afin de mieux connaître la personnalité de ce jeune artiste pleine de vie, dynamique et jovial, une petite interview s’imposait. Guerbas a répondu avec beaucoup de gentillesse…

Tu as fait un carton lors de ton dernier Zénith de Paris, quelles sont tes impressions, Mourad ?
C’est magnifique, j’en suis très content! C’était de même au Canada lors d’un concert que j’ai co-animé avec Yasmina. Le public, aussi bien chez nous qu’à l’étranger, m’a toujours réservé un accueil chaleureux et reprend mes chansons en chœur, c’est un vrai bonheur !
A propos de tes chansons justement, « je pense à toi je pense » est-elle la chanson qui t’a sorti de l’anonymat ?
Oui, c’est vrai mais il y a aussi « nemsevgha » (Nous nous aimons) ! (rire).

Entre nous, Mourad,  est-ce que tu as écrit cette chanson en pensant à une femme bien précise ?!
C’est vrai, mais comment tu l’as su ?! J’avoue que presque tout ce que je  chante est puisé de la réalité de ma vie ! C’est sincère, donc ça touche tout particulièrement ceux qui ont vécu les mêmes choses que moi.

Es-tu de l’avis de ceux qui pensent que la chanson kabyle a régressé ces derniers temps ?
C’est tout le contraire que je pense, moi ! Ceux qui disent cela n’ont qu’à voir le nombreux public que drainent notamment les jeunes chanteurs kabyles. La chanson kabyle demeure la plus écoutée en Kabylie, son fief, et elle n’y a aucune rivale, j’en suis persuadé. Qu’on cesse d’être alarmiste ou de vouloir sciemment dévaloriser cette chanson.    

Des projets à court terme ?
Oui, bien sûr. Sortie de mon nouvel album l’été prochain. Il y a aussi  le remix de mon dernier album ainsi qu’un VCD et des spectacles en France et au Canada.
Si tu n’étais pas chanteur, quel serait le métier que tu aimerais bien exercer ?
Médecin assurément ! D’ailleurs, en tant que chanteur, je crois que je soulage les gens grâce à mes chansons ! (rire)
Si tu pouvais réaliser 3 souhaits, ça serait quoi ?
Primo, la paix  dans le monde. Secundo, la promotion de nos langue et culture amazighes. Tertio, une reconnaissance digne de ce nom envers les artistes en Algérie.
Que regardes-tu à la télé ?
Les films d’actions et les documentaires historiques.

Es-tu accro à l’Internet ?
Pas beaucoup, franchement.

Quelle est ta dernière bonne nouvelle ?
Mos passage au Zénith.

Et la mauvaise ?
Il n’y en a pas de mauvaise, Dieu merci !

Un mon de la fin ?
Un grand bonjour à mes fans et je leur promets beaucoup de bonnes surprises pour l’été.

Interview réalisée par Karim KHERBOUCHE
Pour Les Nouvelles Confidences

 Fiche artistique de Mourad Guerbas

Age : 33 ans en juillet 2008.

Plat préféré : Le couscous

Couleur préférée : Le blanc

Chanteurs préférés : El-Hasnaoui et Matoub

Chanteuse préférée : Zohra

Acteur préféré : Kaci Tizi Ouzou

Actrice préférée : Beyouna

Niveau scolaire : Terminal UFC

Par Damia Sekoura - Publié dans : Interviews
Cliquer ici pour Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 20 juin 2008 5 20 /06 /Juin /2008 21:00

Tahar Maibèche est d’abord connu dans le Groupe Soummam qui s’est imposé sur la scène musicale kabyle par ses chansons engagés dans les années 90. Actuellement, Tahar a découvert un autre genre de chanson : le spécial fêtes. 

Comment expliquez-vous, Tahar, ce changement d’orientation dans  votre carrière artistique ?
  
En effet, à partir de l’année 2006, j’ai pris un virage de 180 degrés en me convertissant à la chanson rythmée. Sur mes 7 albums en solo, j’ai maintenant trois albums de ce genre. Le troisième est sorti aujourd’hui, le 08 avril dernier.
Je dois avouer que ma notoriété aujourd’hui, je la dois à mes chansons de fêtes. Avoir un nom, c’est crucial dans la vie d’un artiste.

Le phénomène du DJ prend de plus en plus de l’ampleur, ne pensez-vous pas que cela constitue une menace pour vous autres, chanteurs de fêtes ?
Tout à fait. Le DJ, c’est surtout moins cher. Au moment où ce phénomène cartonne, les fêtes que nous animons se comptent sur les doits d’une main. Le chanteur est remplacé par le DJ.

Quoi de neuf dans votre nouvel album ?  
Des chansons pour les jeunes, voilà en un mot son contenu. J’ai aussi inclus le remix du vieux tube du groupe Soummam « Mi tetcham teswam terwam» (Puisque vous n’avez plus faim). C’est beau à écouter, franchement.   

N’avez-vous pas l’intention de vous installer à l’étranger comme l’ont fait pas mal de chanteurs algériens ?
M’y installer ? Non. En revanche, je projette de me produire pour nos communautés algériennes à l’étranger.

Est-ce qu’il vous est arrivé d’avoir un grave problème de voix à quelques instants de monter sur scène ?
Je n’ai pas eu ce problème sur scène Dieu merci. Par contre, au studio d’enregistrement, une fois j’ai eu une grosse complication de ce genre. J’ai dû même être évacué à l’hôpital Mustapha Pacha à cause de ma voix.
Ce que je sais c’est que je chante mieux sur scène qu’au studio. Sur scène, je me sens totalement épanoui.

Que faites-vous de votre temps libre, Tahar ?
Le sport, ce n’est pas ma tasse de thé ! (rire) Je vais à la campagne, j’adore la nature.

Merci Tahar !
Merci à vous aussi !
                                                     Entretien réalisé par Karim Kherbouche
                                                                Pour Les Nouvelles Confidences

Par Damia Sekoura - Publié dans : Interviews
Cliquer ici pour Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 20 juin 2008 5 20 /06 /Juin /2008 15:11
Bonjour chers internautes, je viens tout juste de créer cet espace virtuel que je consacre pour la chanson dans tous ses styles et expressions. Je vous réserve beaucoup de surprises. En attendant, je vous invite à écouter cette chanson ultra engagée de MC Kabyle. J'adore! A très bientôt !


Par Damia Sekoura - Publié dans : Vidéos clips
Cliquer ici pour Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires

Meilleur chanteur kabyle 2011

Pour votez

1- Copier ce lien sur votre navigateur: 

localhost/sondages/sondage-gratuit-52006_94806.php


2- Remplacer localhost par www.JPG et votez !

tafsut-vip-blog-com-302476Vue Afrique 06072007 16

Algérie/ Apprendre le français

Communiquer en francais couverture 1

Intéressant ouvrage pour apprendre à communiquer en français dans la vie de tous les jours (Au téléphone, sur Internet, au bureau, dans la rue...). Disponible en librairies en Algérie. Prix: 200 DA.

----------------------------------

Le site francophone

Le Grain Magique cliquer sur cette image

logo legrain magique jolie fille kabyle


 

Bienvenue à toutes et à tous !

  • Chanson kabyle
  • : Chanson kabyle
  • : Magazine électronique de la chanson kabyle en particulier et de la culture berbère en général. Cet espace prône le dialogue entre les peuples et les cultures. Il est ouvert aux autres cultures du monde.
  • Partager ce blog
  • Retour à la page d'accueil

Nos artistes en images

  • cherif kheddam et nouara
  • Matoub émissions
  • lounis-ait-menguellet
  • Elissa-El-Khoury 1
  • Libuse Addarova
  • 59576 1493871360422 1643193970 1141822 3955028 n

Créer un Blog

Vidéos clips




Syndication

  • Flux RSS des articles

Calendrier

Juin 2012
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  
<< < > >>

Ccna n teqbaylit

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés