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Tadukli, le Kabyle Magazine

Magazine artistique, politique et culturel de la Kabylie. Cet espace prône le dialogue entre les peuples et les cultures. Il est ouvert aux autres cultures du monde.

Kamel N’Ali : Danser sur des chansons, c’est de l’auto dérision en théâtre

Publié le 15 Septembre 2008 par Damia Sekoura in Interviews

Ancien footballeur dans l’équipe de sa commune et actuellement entraîneur de celle-ci, Kamel N’Ali reste aussi proche des jeunes par la chanson que par le sport. C’est sans doute ses débuts en tant que percussionniste qui l’ont orienté vers la chanson rythmée.  A l’instar des autres chanteurs de ce genre musical moderne, Kamel N’Ali cartonne. Pour en savoir plus sur lui, nous avons profité d’une fête qu’il a animée dans la wilaya de Béjaia, voici ce qu’il nous a dit en coulisses : 

 
Azul Kamel, qu’est-ce ça représente pour toi la fin des vacances d’été ?

Chacun rentre chez soi et beaucoup se séparent à la fin de l’été.  C’est un peu triste mais l’année passe vite et l’on se reverra bientôt. Quant à moi, c’est enfin un brin de repos après une saison de fêtes trop animée. Je me suis aussi régalé car j’adore faire danser (rire).  


Un mot sur ton  huitième album sorti récemment sur le marché…

Il contient 10 chansons de styles et rythmes variés afin de permettre à tout un chacun de retrouver son goût. J’ai opté pour un tel choix dans le but de satisfaire autant que faire se peut la demande de mes fans. 

 
Peut-on connaître la clé du succès dans ce domaine-là Kamel ?

En fait, il n’y a pas de recette magique. Je ne peux parler que de mon expérience personnelle. Moi, je m’adresse particulièrement à la jeunesse en chantant leurs rêves et des sujets de leur quotidien tout en les faisant danser. Danser sur des chansons qui nous rappellent des  problèmes de tous les jours, c’est l’équivalent de l’auto dérision en théâtre. Je vous cite en exemple,  le célibat qui est un vrai fléau. Dans la plupart des cas, on est célibataire pour des raisons économiques. Les autorités concernées doivent agir vite et il faut un vrai « plan Marshall » pour permettre aux jeunes de se marier (rire). Le dire dans une chanson, on danse parce qu’on se sent soulagé dans la mesure où on n’est pas seul dans son cas.   

 

Si on sortait l’un de tes albums dans les années 80, aurais-t-il le même succès qu’aujourd’hui ?

(Rire) Ah non ! Dans les années 80, à l’instar de la plupart des jeunes de ma génération, j’étais fan des Salah Sadaoui, Ait Menguellet, Matoub, Ait Meslayen, Slimane Azem, Chérif Hamani, Hamid El-Wagrani, et j’en passe, c’étaient tous des chanteurs à texte. Ah ! Les années 80 ! Le bon vieux temps !…

 

Est-ce que tu écoutes tes propres chansons ?   

Je n’aime pas franchement. A chaque fois que je les écoute, j’aimerais ajouter ou soustraire des choses et cela n’arrête pas. Autant ne pas les écouter pour éviter d’avoir des regrets.

 

Quels sont tes acteurs algériens préférés ?

Rouiched, l’Inspecteur Tahar, Athmane Ariouat, Sid Ahmed Agoumi, Sid Ali Kouiret… Ce sont des acteurs qui dans la plupart des cas n’avaient pas reçu de formation en cinéma mais qui étaient des génies qui ont honoré le cinéma algérien. Ils ont fait ça par amour à notre pays.

 

La plus belle femme parmi les plus connues ?

La chanteuse Karima.

 

Un dernier mot avant de se quitter ?

Un coucou à tout le monde, à mes fans et à tous les lecteurs et lectrices de LNC.  Je salue au passage  mon ami le chanteur Mohamed Dehak.

 

Propos recueillis par
Karim KHERBOUCHE

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