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Tadukli, le Kabyle Magazine

Magazine artistique, politique et culturel de la Kabylie. Cet espace prône le dialogue entre les peuples et les cultures. Il est ouvert aux autres cultures du monde.

Le chanteur kabyle Rachid Yal :« Je dois à Takfarinas d’être ce que je suis »

Publié le 4 Avril 2010 par Damia in Interviews

Avec le succès obtenu par son premier album intitulé « Anef-iyi », RachidYal.jpgRachid Yal ne cache plus ses grandes ambitions d’être, le moins que l’on puisse dire, un acteur à part entière de la scène musicale kabyle. Pour cela, il a choisi de se donner le temps qu’il faut et de travailler dur afin de produire un deuxième album qui soit à la hauteur de l’idée que l’on s’est déjà fait de son talent. Nous l’avons rencontré et il a bien voulu répondre à nos questions.  

 

Ton premier album est sur le marché depuis quelques mois, quel est ton sentiment ?

Si je me fie aux échos qui me sont parvenus à son sujet, je ne peux qu’être satisfait. Mes différents passages sur scène me renseignent aussi de l’accueil très positif que me réserve le public. Mais la plus grande surprise, c’est le classement de ma chanson « Anef-iyi » par les auditeurs à la tête de la grande finale du hit-parade organisé par la radio chaîne 2 et auquel ont participé des chanteurs super connus sur la scène musicale kabyle !    

 

Yal n’est évidemment pas ton vrai nom. Pourquoi « Yal » ?

Mon vrai nom est Rachid Boukirat.  Pour Yal, c’est par rapport à la musique Yal dont le père fondateur est le grand chanteur Takfarinas. Je ne te cache pas que je suis un grand fan de Takfarinas. J’avoue que je lui dois ce que je suis aujourd’hui.

 

Après plusieurs passages sur scène, à vingt ans, tu avais envisagé d’enregistrer ton premier album. Les causes qui t’en ont empêché ?

A cette époque, j’étais étudiant à l’université à Alger. Je n’avais pas assez de ressources pour prétendre enregistrer un album. J’avais juste de quoi m’acheter des cordes pour mon mandole ! (rire). L’enregistrement me coûte très cher car je chante avec orchestre acoustique ; le synthétiseur, ce n’est pas mon truc.   

 

Un deuxième album en perspective ?

Oui, je suis, en effet, en train de le concocter en lui mettant les ingrédients que je juge nécessaires afin d’offrir au public un bon plat plein de couleurs, d’odeurs et de  saveurs ! Et si tout va bien, il sera prêt cet été inch’allah !

 

D’autres projets  à court terme ?

En ce moment, je me suis totalement investi dans la composition de nouvelles chansons, l’arrangement des titres qui figureront dans mon deuxième album avant de passer à la réalisation dans les studios d’enregistrements.

 

En dehors de la chanson, que fait Rachid Boukirat ?

Je suis cadre au niveau d’une grande entreprise algérienne privée depuis plus de six ans, en qualité de chef de projet GMAO (Gestion de la Maintenance Assistée par Ordinateur). Au sein de la même entreprise, je suis responsable d’un groupe culturel qui, comme son nom l’indique, organise des activités culturelles au profit des salariés et de leurs familles. 

 

Et comment tu parviens à faire tout cela à la fois ?

Avec de la volonté et de l’amour, tout est possible.  

  

Un vœu à formuler ?

Je souhaite que la chanson et la culture algériennes aient la place qui est la leur. Merci à tous ceux et à toutes celles qui de près ou de loin m’encouragent à aller de l’avant. Un grand salut à mes fans et aux habitants de mon village Izghad.  

Entretiens réalisé par Karim Kherbouche

                                                                    Pour le magazine LN Confidences N°442 du 29 mars au 12 avril 2010

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Amazigh.BEZ@yahoo.fr 18/05/2015 11:19

Primo tu est loin d'être ce que tu prétends être par tes dires, les mensonges ne sont guerre bon win ivghan adhyizur yirkik.
ya rachid vouwkhenziz même ta vie de couple est envoyée en l'air, l'art ne te suit pas, saches que pour devenir artiste ça ne vient pas comme ça tu n'as rien vécu, tu veux tout simplement garnir ton CV. promet au moins à ta famille de ne plus parler de ta personne. M Hamza amazigh université bab ezzouar des années 80. vous transgressez la culture les hommes ne se site jamais et ne disent rien de ce qu'ils sont ou peuvent donner.