Chroniques sur l'art

Jeudi 6 août 2009

Lounes Matoub aurait laissé une quarantaine de chansons inédites : c’est ce qu’avait annoncé un membre de la fondation qui porte son nom lors d’une conférence animée à l’université de Béjaia, quelques mois après l’assassinat du chanteur rebelle. Un casting allait être organisé pour déceler la voix la plus proche de celle de Lounes pour les enregistrer et les mettre à la disposition du public. Mais, depuis, rien n’a été fait et les nombreux fans du chantre de la berbérité attendent toujours ardemment la concrétisation de ce projet.

Pourtant, nul n’est sans savoir que les chanteurs imitant merveilleusement la voix de Matoub sont nombreux et son influence est perceptible sur beaucoup de jeunes artistes aujourd’hui célèbres. Ces derniers n’attendent qu’un signe de la part des organisateurs pour prêter leurs voix à leur idole de toujours.       

Par ailleurs, Lounes avait interprété quelques-uns de ces titres inédits sur scène et ils sont disponibles sur CD et sur internet. Il convient de souligner que Matoub est l’un des chanteurs les plus présents sur le web où des centaines de blogs et sites lui sont dédiés par ses fans, sans compter les nombreuses pages qui lui sont consacrées par des sites de renommée mondiale.

Enfin, il faut dire aussi que son assassinat survenu le 25 juin 1998 continue de soulever moult interrogations et sa famille n’a de cesse de réclamer vérité et justice. Si l’affaire Matoub continue de faire l’objet de manipulations les plus sordides de la part de certains cercles, c’est que, même mort, Lounes est plus que jamais présent dans les cœurs des siens. Son combat continue et dérange !

Karim Kherbouche

 

Par Damia
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 31 mars 2009
Vallée de la Soummam
Pucci sur toutes les lèvres

On ne peut nous empêcher de rendre compte du succès phénoménal de la version kabyle du film d’animation Pucci 2, connu aussi sous le titre «L’âge de glace 2». Dans les cafés, à l’école, dans la rue, on en parle partout. Les scènes de ce film sont racontées à tout bout de champ. Les noms des personnages (Zenhof, Micha, Pucci, Mascara, Zmimouche, Zinouche, Tinouche, Avelkouh, etc.) sont employés par les jeunes pour s’affubler de sobriquets. Pucci est la nouvelle coqueluche des jeunes.

«De tous les films disponibles dans mon magasin, le plus demandé est celui de Pucci 2. Depuis sa sortie à ce jour, il fait un tabac. J’en ai vendu des centaines en l’espace d’un mois», affirme un disquaire à Tazmalt. Même son de cloche chez les autres disquaires que nous avons approchés dans des communes de la région.

Dans un kabyle accessible à toutes et à tous, le doublage et l’adaptation de ce film du réalisateur américain, Carlos Saldanha, par les jeunes comédiens Aftis Mebarek, Saïd Lhadj Smaïl, Saïd El Hadj Abdenour et Aït Belkacem est une œuvre magistrale. C’est à penser que la version kabyle est l’œuvre originale tant elle tient compte des spécificités régionales.  La moralité que véhicule ce film est celle de la sensibilisation sur les dangers du réchauffement climatique.

A la fin de l’ère glaciale, Pucci, Mascara, Zenhof et autres animaux menaient une vie heureuse et insouciante en pratiquant diverses sortes de loisirs et d’activités en relation avec l'eau et les geysers. A leur grande surprise, un barrage de glace se met à rompre menaçant ainsi toute la vallée. Les animaux partent sous d’autres cieux dans un périple riche en péripéties. Au cours de ce voyage périlleux, Mascara rencontre Micha et une émouvante histoire d’amour est née entre-eux.

Pucci quant à lui, ayant failli mettre fin à ses jours à cause d’une déception amoureuse suite au refus de sa Tappuccitt d’être sa petite amie, s’érige en donneur de leçon sur l’amour! C’est à rire aux larmes ! «Les doublages des films en kabyle réalisés jusque-là sont une preuve on ne peut plus irréfutable que notre langue n’a rien à envier aux autres langues. Elle est vivante et moderne. La production livresque aussi n’est pas en reste. En effet, à voir la qualité des romans en berbère disponibles sur le marché, il y a de quoi être optimiste quant à l’avenir de tamazight.

Par conséquent, cessons de jouer les Cassandres, le spectre de la disparition de notre langue n’est plus à l’ordre du jour. Maintenant, il faut plutôt penser à encourager la production, en plus de la revendication politique qui doit toujours demeurer tout en se mettant à jour», affirme Hamid, instituteur à Akbou. Et de poursuivre : «Pour cela, moi je dis que parallèlement à la production d’œuvres originales dans la langue de Mammeri, il faut doubler beaucoup de films et traduire beaucoup de livres».

Enfin, rappelons que le film est sorti le 12 janvier dernier à l’occasion de la célébration de Yennayer et, est dédié au père du théâtre kabyle, Mohia. Le studio Tamughli, où s’est effectué l’enregistrement, aurait émis auprès des producteurs de la saga «Age de Glace» une demande d’autorisation de doublage en kabyle de “Age de glace 3». La sortie de cette dernière version est prévue pour le prochain mois de juillet.

Karim Kherbouche
Source: La Dépêche de Kabylie
 

Par Damia
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Lundi 21 juillet 2008

Cicéron, le talentueux rhétoricien latin, pour dénoncer la perversité et la corruption des hommes de son temps, s’exclamait : « O temps ! o moeurs ! ».
Cette célèbre exclamation est plus que jamais d’actualité, surtout lorsque l’on évoque l’art et les artistes de notre temps qui, pour la plupart, ne sont animés que par le show-business et la convoitise mercantile.
D’aucuns s’empresseront à dire qu’il s’agit là d’une opinion anachronique et qu’à chaque époque ses hommes, ses mœurs et, partant, ses artistes.
Ou encore : notre époque n’a plus besoin de ces artistes qui se consument toute leur vie pour, croient-ils, éclairer ce qu’ils appellent leur peuple. Loin de prétendre engager un débat, au demeurant philosophique, sur la relation qui existerait entre l’artiste et son temps, il est néanmoins clair comme de l’eau de roche que la qualité des oeuvres artistique actuelles est lamentablement médiocre. L’art n’est plus ce qu’il doit être et ce pour quoi il est né. L’art est profané, piétiné, éclipsé dans le cadre établi de la consommation.
L’art n’est plus rebelle, il est devenu docile et ne perturbe plus jamais les peuples, livrés à l’opium et le bâton, dans leur sommeil.
Disons-le sans ambages : les artisans de notre époque ont peur de l’art, du vrai ; il les menace dans leurs intérêts mesquins et totalitaires !
Les fossoyeurs de la liberté, les tyrans de tous acabits peuvent maintenant dormir tranquille, leur mission est bel et bien achevée : l’art, l’arme redoutable des opprimés, est totalement annihilé.
Bien plus que cela : ils peuvent maintenant le détourner de sa vrai vocation et en faire un moyen pour mettre au pas tout ce qui peut constituer un obstacle à leurs desseins machiavéliques.
Où sont passés ces prestigieux poètes, peintres, musiciens, chanteurs d’antan qui ont accouché des oeuvres éternelles et qui sont morts de faim ou de froid !? Ils ont passés leur vie sans sou ni toit en se sacrifiant corps et âme pour l’art, sachant que leur véritable existence ne dépendait pas de la fin de leur courte vie.
Le monde moderne a apporté à l’art la technologie l’aidant à améliorer la qualité et lui facilitant sa propagation, mais, comble de misère, ce moyen n’est pas utilisé à bon escient et c’est la montagne qui accouche d’une souris !
A mon humble connaissance, cette stérilité artistique de l’homme moderne est due à la non distinction entre l’oeuvre d’art et les autres produits de consommation. L’ordre économique mondial soumet tout ce qui se vend et s’achète à la même règle de la concurrence et de l’accumulation des profits.
C’est ainsi qu’on a corrompu l’artiste, à qui on fait croire que seul l’argent est à même de lui assurer une existence dans cet univers où la compétitivité a atteint ses dimensions paroxystiques.
Dur, dur à un artiste d’émerger actuellement en marge des médias comme cela se faisait dans le passé !
Ces mêmes médias sont encore sous la botte des blaireaux et ne laissent, notamment dans les pays où sévissent encore les dictateurs, passer aucune expression, artistique soit-elle ou autre, qui sort de la « norme ».
Les boucans de tous genres se sont substitués à la belle chanson qui fait penser, rêver, rire, aimer, vivre en un mot.
Le rôle des médias est normalement d’aider les artistes à sortir de l’anonymat, chez nous, on demande à l’artiste d’être célèbre, c’est-à-dire rentable, pour enregistrer ou avoir accès à ces médias qui sont généralement les biens du contribuable !
Sans citer l’escroquerie dont il font l’objet et ce, sans pouvoir bouger le petit doigt. On retrouve par exemple sur les jaquettes des cassettes ou CD des messages publicitaires de la maison d’édition écrits en gros caractères et parfois sur la photo même du chanteur ! Le malheur dans ce monde sans scrupules, c’est lorsque ceci se fait avec le consentement des artistes !
Trop de charlatans dans le monde de la chanson et de l’art en général !
Trop de bruit, trop de musique de cinglés si bien qu’on ne parvient plus à y reconnaître le vrai son de la belle musique !
Cette belle musique existe encore, j’en suis persuadé, mais elle ne trouve pas l’oreille qui saurait l’apprécier à sa juste valeur et, par conséquent, ses artisans finissent toujours par s’éclipser et passer l’arme à gauche.
Alors, s’il vous plait, qu’on se taise pour qu’on puisse écouter de la musique, de la vraie !
                                                                                  Par Karim Kherbouche

Par Damia Sekoura
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander

Bienvenue à toutes et à tous !

Miss Anissa Mahouache

Toutes nos félicitations à Anissa Mahouache qui a été élue première dauphine de Miss Flandre 2008, le 27 septembre à Saint-Pol-sur-Mer. Bonne chance pour les prochaines échéances.

Je vous propose de lire cette chronique de Karim Kherbouche sur la chanson et le showbiz.
Cicéron, le talentueux rhétoricien latin, pour dénoncer la perversité et la corruption des hommes de son temps, s’exclamait : « O temps ! o moeurs ! ».
Cette célèbre exclamation est plus que jamais d’actualité, surtout lorsque l’on évoque l’art et les artistes de notre temps qui, pour la plupart, ne sont animés que par le show-business et la convoitise mercantile.
Lire la suite et laisser un com. Cicéron, le talentueux rhétoricien latin, pour dénoncer la perversité et la corruption des hommes de son temps, s’exclamait : « O temps ! o moeurs ! ».

Wid irefden taqbaylit


Créer un Blog

Le coin de la chanson amazighe

Jeunes Talents

Je vous présente le futur leader du rap kabyle. Il s'appelle Karim MTM. D rebb larboub n'rap teqbalit. D wagi rap goudrar a ddin rebb! Nik l'pouvoir algérien! Cliquez et écoutez sans hésitations! Damia

Vidéos clips





 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés