Dimanche 3 mai 2009

Bien qu’il s’éclipse ces dernières années pour consacrer plus de temps à ses affaires, comme il le dit, Bouallam Boukacem demeure une figure remarquable de la scène musicale kabyle. Il y a longtemps que ses fans n’ont pas eu de ses nouvelles. Nous l’avons rencontré à Béjaia, il a accepté avec plaisir de répondre à nos questions.

 

Cela fait un bail qu’on n’a pas entendu parler de vous Bouallam, pourquoi ?

Bouallam Boukacem va très bien Dieu merci. Je chante et enregistre toujours. Si le public entend moins parler de moi, c’est parce que je fais moins de télé, c’est tout. Pour l’étranger, je n’ai pas le temps d’y aller parce que je suis retenu par mes affaires en Algérie. De plus, cela ne m’intéresse pas de me produire à l’étranger.

 

Pourquoi donc ?

Durant les années 90, j’étais en France et un peu partout dans le monde et la vie là-bas, ce n’est guère ma tasse de thé. On me sollicite de partout pour animer des spectacles mais je n’y vais pas. D’autant plus que je ne suis pas dans le besoin Dieu merci. Je suis bien chez moi en Algérie. En revanche, j’ai toujours répondu présent quand une association agissant pour la promotion de la culture berbère, notamment ici en Algérie.

 

On vous a découvert notamment à la télé vers la fin des années 80 qui ont vu la chanson algérienne prospérer à merveille, quel souvenir gardez-vous de cette époque ?    

Ma foi, je la regrette. Bien qu’elle soit de courte durée, ça a permis à notre chanson de faire un pas géant dans son évolution. La liberté d’expression encourage toujours la création. La décennie noire a empêché le flambeau d’être transmis de l’ancienne à la nouvelle génération de chanteurs algériens. C’est ce qui explique la médiocrité dans laquelle est plongée notre chanson de nos jours. Le commercial a pris le dessus sur l’artistique. Sans compter le piratage qui ne fait qu’empirer cet état de fait.  

 

Pourquoi on ne vous voit pratiquement plus à la télé ?

Je n’ai aucun problème avec la télévision algérienne. Dans le passé, je sollicitais les médias dans le cadre de la promotion de mes produits mais aujourd’hui je le fais de moins en moins.

 

L’une de vos chansons qui vous ont rendu célèbre est « Arraw n Feraoun » ( Les enfants de Feraoun) où tu vilipendais les feuilletons égyptiens que vous décrivez comme une invasion culturelle. Plusieurs années plus tard, pensez-vous toujours la même chose ?

(rire) Oui, absolument ! Je ne suis pas contre l’ouverture mais j’aimerais voir le cinéma algérien prospérer et occuper la première place dans le cœur des Algériens. Cependant, il faut souligner que ma carrière ne se limite pas à « arraw n Feraoun » seulement.

 

Quel est votre club de foot préféré ?

La JSK. J’aimerais bien qu’on revoie la manière dont fonctionne notre club phare. La Kabylie profonde est un réservoir de talentueux joueurs anonymes, je me pourquoi on s’entête à recruter des joueurs à coup de milliards et qui ne sont pas forcément les meilleurs.

 

Avez-vous un rêve que regrettez de n’avoir pas réalisé ?

Tous mes rêves sont à ma portée et je les ai donc tous réalisés. Je ne cherche pas à être milliardaire. Le bonheur est simple et il ne s’achète pas, même avec tout l’argent du monde. Pourquoi demander la lune quand on sait qu’on ne peut être plus ou moins bien que sur la Terre ?! (rire)

 

En dehors de la chanson, que faites-vous ?

Je suis un débrouillard ! J’achète et je revends les voitures. Je conclue mes affaires sans forcément passer par les marchés ! (rire).

 

Un mot pour conclure ?

Je chanterai toujours tant que le public m’aime encore.             

                                                                                Entretien réalisé par Karim Kherbouche     

Par Damia - Publié dans : Parole aux artistes ! - Communauté : l'amour des femmes
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Mercredi 29 avril 2009
Par Damia - Publié dans : Spécial Rap Algeria - Communauté : peace hope unity
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Mardi 31 mars 2009
Vallée de la Soummam
Pucci sur toutes les lèvres

On ne peut nous empêcher de rendre compte du succès phénoménal de la version kabyle du film d’animation Pucci 2, connu aussi sous le titre «L’âge de glace 2». Dans les cafés, à l’école, dans la rue, on en parle partout. Les scènes de ce film sont racontées à tout bout de champ. Les noms des personnages (Zenhof, Micha, Pucci, Mascara, Zmimouche, Zinouche, Tinouche, Avelkouh, etc.) sont employés par les jeunes pour s’affubler de sobriquets. Pucci est la nouvelle coqueluche des jeunes.

«De tous les films disponibles dans mon magasin, le plus demandé est celui de Pucci 2. Depuis sa sortie à ce jour, il fait un tabac. J’en ai vendu des centaines en l’espace d’un mois», affirme un disquaire à Tazmalt. Même son de cloche chez les autres disquaires que nous avons approchés dans des communes de la région.

Dans un kabyle accessible à toutes et à tous, le doublage et l’adaptation de ce film du réalisateur américain, Carlos Saldanha, par les jeunes comédiens Aftis Mebarek, Saïd Lhadj Smaïl, Saïd El Hadj Abdenour et Aït Belkacem est une œuvre magistrale. C’est à penser que la version kabyle est l’œuvre originale tant elle tient compte des spécificités régionales.  La moralité que véhicule ce film est celle de la sensibilisation sur les dangers du réchauffement climatique.

A la fin de l’ère glaciale, Pucci, Mascara, Zenhof et autres animaux menaient une vie heureuse et insouciante en pratiquant diverses sortes de loisirs et d’activités en relation avec l'eau et les geysers. A leur grande surprise, un barrage de glace se met à rompre menaçant ainsi toute la vallée. Les animaux partent sous d’autres cieux dans un périple riche en péripéties. Au cours de ce voyage périlleux, Mascara rencontre Micha et une émouvante histoire d’amour est née entre-eux.

Pucci quant à lui, ayant failli mettre fin à ses jours à cause d’une déception amoureuse suite au refus de sa Tappuccitt d’être sa petite amie, s’érige en donneur de leçon sur l’amour! C’est à rire aux larmes ! «Les doublages des films en kabyle réalisés jusque-là sont une preuve on ne peut plus irréfutable que notre langue n’a rien à envier aux autres langues. Elle est vivante et moderne. La production livresque aussi n’est pas en reste. En effet, à voir la qualité des romans en berbère disponibles sur le marché, il y a de quoi être optimiste quant à l’avenir de tamazight.

Par conséquent, cessons de jouer les Cassandres, le spectre de la disparition de notre langue n’est plus à l’ordre du jour. Maintenant, il faut plutôt penser à encourager la production, en plus de la revendication politique qui doit toujours demeurer tout en se mettant à jour», affirme Hamid, instituteur à Akbou. Et de poursuivre : «Pour cela, moi je dis que parallèlement à la production d’œuvres originales dans la langue de Mammeri, il faut doubler beaucoup de films et traduire beaucoup de livres».

Enfin, rappelons que le film est sorti le 12 janvier dernier à l’occasion de la célébration de Yennayer et, est dédié au père du théâtre kabyle, Mohia. Le studio Tamughli, où s’est effectué l’enregistrement, aurait émis auprès des producteurs de la saga «Age de Glace» une demande d’autorisation de doublage en kabyle de “Age de glace 3». La sortie de cette dernière version est prévue pour le prochain mois de juillet.

Karim Kherbouche
Source: La Dépêche de Kabylie
 

Par Damia - Publié dans : Chroniques sur l'art - Communauté : peace hope unity
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Vendredi 20 février 2009

Les passionnés de la chanson sentimentale en général et les fans de Yasmina en particulier se régaleront sans nul doute et à satiété du nouveau produit de cette vedette de la chanson kabyle : 11 belles chansons et presque toutes des romances !

Comme à son accoutumée, l’icône des femmes kabyles, opte pour des mélodies au rythme lent qui nous font voyager dans l’univers de l’amour où s’entrecroisent joie et peine, espérance et désespérance. Le tout est agrémenté de quelques ichewiqen que seul Yasmina en connaît les secrets. Des poèmes au parfum automnal qui nous (re) donne envie d’aimer et de se donner à l’être qu’on aime sans retenue, tout en sachant qu’ « il n’y a pas d’amour heureux ». L’être aimé s’en va sans nous donner de raisons recevables. Il s’en va et, au bout d’un certain moment, il revient et nous lui pardons sans savoir pourquoi, tout en croyant dur comme fer qu’on est capable de le changer … parce qu’on l’aime. Quand on aime, on accepte de souffrir et parfois sans même demander réparation du mal subi. C’est ce penchant qu’a l’amoureux à excuser qui lui fait subir de sempiternelles afflictions. C’est, en gros, ce qui se dégage du nouvel album de Yasmina édité récemment. L’immense talent de notre chanteuse autodidacte est à saluer à plus d’un titre. 

En effet, en plus de sa voix tendre et chaleureuse, elle a su en tiré profit du riche patrimoine langagier kabyle (maximes populaires, proverbes, dictons, etc.). Et pour couronner le tout, Yasmina s’adonne à cœur joie au voluptueux jeu de la versification. Un jeu dont l’auditeur ne peut s’empêcher de savourer la beauté des rimes et des métaphores.

Plusieurs thèmes ont été abordés dans cet album, tels que la complainte de la femme battue (At Zik akka ay d-qqaren), les retrouvailles après une longue séparation avec son bien aimé (Timlilit), séquelles d’un amour ayant connu une triste fin (Lexyal), l’amitié (Win i k-yexdan), l’amour de la mère pour ses enfants (Amenzu n tassa), la jalousie en amour (Hemlegh-t Usmegh),  l’attente et l’espoir d’une femme suite à l’hospitalisation de son bien-aimé gravement blessé dans un accident de la route (Laksida), le chantre de la chanson kabyle Lounes Matoub (Tajmilt i Lwennas, Ayen Ayen), etc.

Yasmina rend un vibrant hommage à Lounes Matoub dans deux chansons. Plus qu’une simple évocation, on entrevoit à travers ces deux chansons la rencontre naturelle de deux âmes. Celles de Matoub et Yasmina dont la ressemblance est criante. Outre la force du verbe, Lounes et Yasmina sont des artistes adoptés par la rue : ils sont des portes paroles de la Kabylie profonde.          

Par ailleurs, sur le plan musical, on y constate plus de professionnalisme chez Yasmina (choix des mélodies, instrumentation, etc.). A l’instar de la diva Nouara, Yasmina se singularise de plus en plus avec un style qui lui est propre. L’expérience de la chanson hommage à Ferhat Imazighen, incluse dans son avant-dernier album, que d’aucun ont salué, a été rééditée plusieurs fois dans ce dernier album. Ce qui nous amène à nous poser la question si Yasmina a l’intention de s’engager dans cette nouvelle voie. En tout cas, ce léger changement n’a pas altéré la touche de Yasmina, au contraire elle a enrichie à certains égards.    

Enfin, ce qui est sûr, c’est que ce nouveau produit de Yasmina n’est pas saisonnier, on peut le réécouter sans se lasser.

Karim Kherbouche

Par Damia - Publié dans : Actualité - Communauté : l'amour des femmes
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Vendredi 6 février 2009

Mariage de yasmina été 2006

Toutes nos félicitations à la grande vedette de la cahnson kabyle que nous adorons tous.
Par Damia - Publié dans : Actualité - Communauté : peace hope unity
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