Lundi 26 octobre 2009

Le mythique groupe de blues touareg, Tinariwen, n’est plus à présenter dans le monde de la diaspora amazighe. Ils sont aujourd’hui des centaines de milliers de mélomanes, en Algérie et dans le monde entier, à télécharger leurs chansons sur le net et leurs titres passent en boucle sur les radios et TV d’expression berbère. Leur engagement au côté de la communauté touarègue dont ils sont issus est tel que lors de leurs fréquentes tournées internationales, ils sont souvent accompagnés de M. Issa Dicko, créateur du célèbre Festival au Désert, qui donne des conférences sur la culture touareg et l’écriture tifinaghe. Mais il n’y a pas que cela. Outre leurs belles chansons émanant du fin fond du désert malien, les membres de cette formation musicale, fondée en 1982 lors d’un festival à Alger par Ibrahim Ag Alhahib dit Abraybone et d’autres chanteurs touaregs, ont une histoire et pas n’importe laquelle.

En effet, avant d’être connus sur la scène musicale, les éléments de ce groupe, originaires de Tessalit, au Mali, ont participé activement dans les révoltes opposant les populations touarègues au pouvoir au Mali afin de combattre l’ostracisme et la politique d’assimilation dont ils sont victimes. A ce propos, Francis Dordor, journaliste musical, ancien rédacteur en chef de Best, chroniqueur musical à Libération et aujourd'hui aux Inrockuptibles, écrivait dans Biographie de Tinariwen : "L’image la plus saisissante devant contribuer à forger la légende de ce groupe, vraiment à part, reste celle de Keddu Ag Hossad, partant à l’assaut du poste militaire malien de Menaka, près de la frontière nigérienne, une kalachnikov à la main, une guitare électrique dans le dos. Cette offensive du 30 Juin 1990 sera l’amorce de la seconde rébellion touarègue qui durera 3 ans et fera des milliers de victimes".  

Quelques temps plus tard, Tinariwen, nom qui signifie en tamazight les déserts, ont opté pour le dépôt des armes, il y a une dizaine d’années, et continuer leur combat avec leurs armes favorites : les guitares électriques. En 2000, leur opus The Radio Tisdas Sessions, sort sur le marché. Il sera suivi, en 2004, de Amassakoul qui rencontre un succès époustouflant dans le monde entier. En 2007, ils reviennent avec Aman Iman. Sur un plan purement musical, le travail de Tinariwen est unique en son genre. Ils ont réussi avec brio à mettre la musique touarègue au diapason de la modernité tout en préservant son originalité. Le résultat : un mélange subtil de blues du désert, de rock’n’roll version touareg, de tindi, de gnawi et de soul berbère... Leur message est celui de l’espoir, d’union et d’exhortation à se battre pour les droits des peuples « sans défense » et pour préserver leurs cultures et identités, à l’heure où celles-ci sont perpétuellement menacées de disparition.

Dans le livret qui accompagne le CD de Tinariwen, le journaliste Andy Morgan écrit : "Les jeunes touaregs qui ont fuit la misère de leur pays pour trouver refuge ailleurs, choisirent la guitare électrique parce que sa puissance sonore portait leur message beaucoup plus loin et que ses plaintes parlaient avec éloquence de leur peine. Elle exprimait aussi leur frustration avec leur propre peuple qui languissait dans un sommeil sans âge tandis que le monde s’écroulait tout autour d’eux. Tinariwen, de Kidal, furent les premiers instigateurs de cette révolution de la guitare. Vingt ans après, leur message continue à s’amplifier ; on l’entend de plus en plus loin de leur désert natal."

Par ailleurs, la figure emblématique de cette formation est sans doute le charismatique Ibrahim Ag Alhahib. L’homme à la chevelure à la Bob Marley a passé une grande partie de sa vie en Algérie. Né en 1960, à l’âge de 4 ans, suite à l’exécution de son père par l’armée malienne, accusé d'être en contact avec la rébellion touarègue, il fuit en Algérie avec sa grand-mère. Il y exerce différents métiers tels que couturier, menuisier, maçon mais ses temps libres il les consacrait à sa passion favorite : la guitare. Outre les chansons du terroir,  Abraybone était influencé par les grands chanteurs de l’époque, à l’image d’Elvis Presley, Bob Marley, James Brown, Les Beatles, etc. Il ne tarde pas à fonder une troupe mixte, Taghref Tinariwen, au début des années 80. Il sera rejoint ensuite par le talentueux chanteur compositeur Alhousseini ag Abdoulahi, dit Catastrophe qui découvre ce groupe pour la première fois à Tamanrasset où vit sa grande sœur.    

A la fin des années 80, Abraybone part en Libye où il reste quelques temps avant de rentrer au Mali où ses chansons faisaient déjà un carton. Il a été reçu en héros dans sa communauté touarègue.            

Enfin, le 15 novembre prochain, Tinariwen seront à Lyon, en France, où ils se produiront au Transbordeur. Un rendez-vous qu’attendent leurs fans dans l’Hexagone avec impatience.

Karim Kherbouche

                                                   Abraybone, le leader de Tinariwen

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Lundi 26 octobre 2009


C’est en principe le premier clip en kabyle que Nessma a diffusé. Suite à quoi, d’aucuns se demandent si les responsables de cette chaîne envisagent d’ouvrir leurs programmes à la chanson d’expression amazighe en particulier et la culture berbère en général ? En tout cas, cela va dans l’ordre naturel des choses pour une chaîne de TV qui se veut « la télé du Grand Maghreb », pour paraphraser son slogan.

Taous Arhab, un nom à retenir absolument, si ce n’est pas encore fait ! Elle subjugue et promet d’écrire son nom en lettres d’or sur la scène musicale kabyle. Elle est envoûtante, charmante aussi bien par son exquise présence que par ses chansons mêlant admirablement musiques kabyles et R’N’B. Le clip de sa chanson « Abouh », de 6 minutes environ, qui passe, ces derniers jours, sur Nessma TV est tout simplement merveilleux. Taous est tant sûre d’elle-même qu’elle n’a nul besoin de gros moyens pour faire un si beau travail. Elle se contente de simples effets spéciaux et d’un danseur du style hip hop, sachant que sa belle voix et son sex-appeal suffisent pour produire un effet fantastique chez les mélomanes !   

Soulignons que Taous n’est pas étrangère pour le téléspectateur algérien dans la mesure où elle faisait partie de la défunte émission artistique « Fa-Mi-La ». Elle quitte depuis les studios de la télé pour se lancer dans une carrière de chanteuse. En 2008,  elle sort son premier album intitulé « Ay Aqcic ! » (Ô ! Jeune garçon !) contenant 8 belles chansons qui visent aussi bien les corps (danser) que les cœur (méditer).  

Par ailleurs, à notre connaissance, c’est le premier clip en kabyle que Nessma a diffusé. Suite à quoi, d’aucuns se demandent si les responsables de cette chaîne envisagent d’ouvrir leurs programmes à la chanson d’expression amazighe en particulier et la culture berbère en général ? En tout cas, cela va dans l’ordre naturel des choses pour une chaîne de TV qui se veut « la télé du Grand Maghreb », pour paraphraser son slogan. Il faut dire aussi que Nessma a beaucoup gagné en audience dans les pays du Maghreb et la diaspora issue de cette région. Le Grand Maghreb, c’est aussi et surtout le Maghreb des couleurs, l’équipe de Nessma semble bien saisir cela et tout porte à croire que c’est dans ce sens qu’elle a l’intention d’œuvrer.    

Karim Kherbouche

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Dimanche 25 octobre 2009

Ce serait injuste de parler de la chanson kabyle sans évoquer un de ses remarquables chanteurs qu’est Karim Tizouiar. Bien que très peu médiatisé, le fils d’El-Kseur jouit d’une grande notoriété sur la scène musicale kabyle. Les passionnés de la chanson sentimentale, toutes générations confondues, lui vouent énormément d’admiration et les chanteurs en herbe reprennent par cœur ses chansons, ce qui fait de lui une référence musicale incontestable. Ce chanteur âgé de 46 ans est surtout connu pour sa belle frappe de guitare. Son public l’appelle « l’homme qui fait parler le mandole ! ».

Par ailleurs, parmi les belles chansons qu’a composées Karim, celle qui a le plus de succès, les fans le devineraient sans doute, c’est « Asm’akken llan qqaren medden » (Quand mes camarades se souciaient de leurs études, moi je passais mon temps à écrire partout ton nom). Tout porte à croire que Karim lui-même voue aussi une affection particulière pour cette chanson. Preuve en est, il n’hésite pas à la reprendre, légèrement re-mixée, dans son dernier album et inclut aussi son instrumental afin d’offrir aux admirateurs la possibilité de l’interpréter avec leur propre voix.

Il faut dire qu’outre l’immuable beauté de la mélodie, la voix suave et juvénile de Karim et ses extraordinaires jeux de mandole, le texte de cette chanson est fort émouvant. Il raconte en poésie l’histoire d’un adolescent hanté par un amour idéal, soudain et irrésistible. Insouciant et nageant dans un bonheur sans nuages, le jeune homme n’arrive plus à se concentrer sur ses études. Résultat : il sera exclu de l’école et rongé par les remords. Pis, il découvrira amèrement que sa dulcinée s’est entichée d’une autre personne. Vint ensuite le service national qu’il passera loin d’elle mais plus que jamais consumé par son amour platonique. Plus tard, il ne récoltera que larmes et déception. En un mot, la chanson illustre de la manière la plus belle artistiquement l’adage qui dit qu’il n’y a pas d’amour heureux.   

Enfin, en plus de cette chanson, plusieurs autres titres de Karim T. ont rencontré un époustouflant succès, notamment durant la période allant de la fin des années 80 et le début des années 90. C’est d’ailleurs à cette époque-là que Karim, âgé alors d’un peu plus de 20 ans, arrive en France, à Paris, passage obligatoire dans la carrière d’un artiste, et fait la connaissance des vedettes de la chanson kabyle, tels que Hamidouche, Mehdi Mzeghrane, Boudjemaa Agraw, Sofiane, etc. Il intègre le légendaire groupe Agraw et chante en duo avec Boudjemaa, après le départ de Takfarinas qui a décidé de se lancer dans une carrière en solo. Ensuite, il sort plusieurs albums en solo, tels que Ay Aguitar (Oh guitare !, 1987), Attan Truh (Elle s’est mariée, 1989), Wehdi (Seul, sans elle), Susta (La quiétude et la prospérité tant espérées, 2002), Ma nettraju (La longue attente, 2004), etc.  

Karim Kherbouche

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Vendredi 16 octobre 2009

Bélaid, Karim et Youva sur scène! 

Le groupe culte de rock pop d’expression kabyle, les Abranis, signe un come-back des plus fulgurants sur scène. Ses fans de toujours l’ont accueilli avec une joie mêlée de nostalgie et de beauté des années 80. La nouvelle génération de mélomanes dont il compte également de nombreux admirateurs bien qu’il soit absent sur la scène musicale une vingtaine d’année durant, pousse un ouf de soulagement de voir enfin revenir des artistes de talent capables de redonner à la chanson kabyle sa crédibilité. C’est Karim Branis, joint entre autres par ses fils Bélaid et Youva, deux jeunes musiciens de haute volée, qui a décidé de relancer la machine Abranis. On constate que l’âme du groupe n’est pas altérée malgré l’absence de certains de ses anciens membres. Karim Branis nous parle dans cette interview qu’il nous a accordée de ses projets de bien d’autres choses qu’on est curieux de connaître sur les Abranis.

  

Qu’est-ce que vous retenez de plus beau de votre retentissant retour sur scène?

Karim Branis : Ben, indéniablement, l’enthousiasme et l’accueil du public ! Après 20 ans d’absence, c’est un plaisir de constater que nos fans ne nous ont pas oubliés, ils sont venus nombreux avec leurs progénitures et familles à nos spectacles. C’est très motivant et encouragent.


Est-ce que vous constatez une certaine différence entre vos spectacles des années folles du groupe Abranis et ceux d’aujourd’hui ?

J’espère que oui, la technologie ayant considérablement évolué, on obtient maintenant un meilleur son, c’est déjà beaucoup sachant que la musique est l’art de combiner des sons de façon agréable à l’oreille. Je ne l’invente pas, c’est dans la théorie musicale que l’on apprend à l’école. Je pense qu’Abranis est un concept en constante évolution dans tous les domaines. Qui n’avance pas recule, dit-on. Même les titres comme « Chenagh le blues » (J’ai chanté le blues) sonnent mieux maintenant et nous prenons toujours le même plaisir à les interpréter sur scène et le public de les réécouter, sans compter les progrès des éclairages et autres effets spectaculaires.

 

Pour quand un nouveau produit des Abranis dans les bacs ?

Dans l’immédiat, un DVD extrait de la tournée en question, accompagné d’un CD 12 titres audio contenant les meilleurs enregistrements live des trois dernières années. L’Album s’intitule « Best Of Live ». On a signé également un contrat avec les Edition Izem pour la réédition de 5 albums contenant le répertoire du groupe remasterisé et un DVD intitulé « Abranis Story » racontant le parcours du groupe des années 80 qui est déjà édité par le passé sous forme de cassettes vidéos.

A plus long terme, nous travaillons sur un album contenant des nouvelles chansons et nous avons une grande tournée à travers le territoire nationale pour l’an prochain.


Enfant, comment Karim Branis a découvert l’univers de la musique en général et du rock’n’roll en particulier sachant qu’à l’époque ce genre musical n’était que très peu adopté en Algérie ?

La première fois que j’ai écouté une chanson jouée avec des instruments de musique, c’était dans un transistor ramené par mon frère Idir (mort pendant la guerre de libération) dans les années cinquante ! C’était un titre de Chérif Khedam. Ce n’est qu’après la guerre, en France, dans les années soixante, que j’ai découvert ma passion pour cet art, et c’est durant la même période que j’ai rencontré les éléments avec lesquels nous avons commencé à jouer en groupe. A l’époque, j’étais très influencé par les Elvis Presley, Johnny Hallyday, les Beatles, Deep purple, Pink Floyd, etc.


Justement, on aimerait bien savoir comment avez-vous rencontré les autres membres fondateurs des Abranis et comment avez-vous eu l’idée de travailler ensemble.

Pour Shamy, c’est un ami qui s’appelle Madjid qui me l’a présenté en soixante-sept, Chabane et moi nous nous connaissions déjà depuis plus longtemps puisque nous sommes tous les deux natifs du même village de Tifilkout, en Kabylie. Quant à Mehdi, c’est Chabane qui l’a ramené en soixante-huit si je me souviens bien ! En soixante- quinze, après une tournée, le groupe se scinda en deux Chabane et Mehdi créèrent un autre groupe, shamy et moi continuâmes le groupe Abranis, rejoint par le batteur Arezki Baroudi et le bassiste Hachemi Bellali pour remplacer les sortants. Nous recrutâmes par audition également dans le début des années quatre vingt le guitariste Yannick Guillo. La liste des musiciens ayant travaillé soit sur scène ou en studio avec Abranis dépasse la quarantaine. C’est pour cela que l’on peut affirmer qu’Abranis est plus un concept évolutif qui dépasse la notion de groupe traditionnel figé sur quelques personnes.


Outre les Elvis Presley, Pink Floyd, les Beatles, Johnny Hallyday, Deep Purple, pourriez-vous nous parler  davantage de  vos influences musicales ?

Pour mes influences internationales, en plus des groupes et chanteurs que je viens de citer, j’apprécie la musique pop rock, la soul et le funk. J’ai toujours autant de plaisir à réécouter des chanteurs comme Otis Reding, James Brown, et j’en passe.

Pour la musique kabyle, j’écoute pratiquement tout ce qui sort, j’ai mes préférences comme tout un chacun, mais je préfère ne pas citer de noms, car j’ai tellement d’amis dans ce métier et je ne voudrais froisser personne. J’ai une préférence pour la chanson traditionnel mélodieuse, la chanson dite chaabi pur et dur. J’aime les rythmes algériens tel le Goubahi, El- Hedi, le rythme kabyle. Je pense que ces rythmes sont encore sous exploités à l’échelle universelle. Quant à la chanson Kabyle, elle demeure trop concentrée sur le texte et pas assez sur le son, ce qui fait d’elle une chanson locale et démagogique, recroquevillée sur elle-même. Je n’aime pas trop non plus les textes trop sinistres, genre l’amoureux qui chante sur la tombe de sa défunte fiancée, etc. Mais il parait que les gens apprécient les chansons tristes ? C’est limite maso (rire)


Un dernier mot peut-être ?

Tanemmirt, merci à vous, merci au public qui nous soutient et nous encourage, au plaisir de faire un beau spectacle au stade d’Akbou dans le cadre de la prochaine tournée Abranis en Algérie.

Entretien réalisé par Karim KHERBOUCHE

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Mardi 1 septembre 2009

Le nouvel album de Mohamed Alloua, intitulé « Lhub-iw amezwaru » (Mon premier amour), décline de nouvelles facettes de cet artiste de génie. Fidèle à sa démarche initiale de brassage des musiques, la vedette de la chanson kabyle festive ose à nouveau un parfait mariage entre des genres musicaux qu’il n’a jusque-là jamais chantés.

En effet, tout en invitant irrésistiblement à danser, Allaoua nous fait voyager dans un monde sans frontières où se mêlent joyeusement le folklore kabyle, le gnawi, la country, l’oriental, l’andalou, etc. Sa voix qu’il manipule à volonté et qui lui permet de chanter naturellement dans le grave comme dans l’aigu, est tantôt douce et enjouée, tantôt sarcastique le temps d’une chanson engagée très enflammée, en l’occurrence « Deg’ul-is i gh-yattawi » (Il nous aime bien). Cette dernière chanson s’apparentant à une chronique politique dénote toute la maturité atteinte par l’artiste qui, faut-il le rappeler, a toujours été aussi revendicatif dans ses chansons.

Par ailleurs, la passion de Mohamed Allaoua pour la culture et la langue amazighes qu’il évoque à chacune de ses apparitions télé est perceptible dans ses chansons où il fait usage de néologismes appartenant au registre des initiés en langue berbère.  Quant à l’instrumentation, l’acoustique supplante progressivement l’électronique, c’est pourquoi on constate une nette amélioration sur ce plan-là.

Pour conclusion, ce nouveau produit démontre à plus d’un titre que l’auteur de « a vava cheikh » est loin de dire son dernier mot. Vu son immense talent, il nous réserve sans nul doute plein de surprises à l’avenir. Chapeau bas, Mohamed !

Karim Kherbouche    

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